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Articles Tagués ‘Mathieu Potte-Bonneville’

22
Déc

*Noël 2010, le cadeau du philosophe*

Update, octobre 2012 – Le Dictionnerfs est paru, avec de belles illustrations de François Mathon, aux éditions le Bleu du ciel, dans une version augmentée par l’auteur (plus du double). Voir par ici !  Il sera du plus chic effet sous tous les sapins, à n’en pas douter, mais vous pouvez surtout vous l’offrir, chez votre libraire préféré.

Le Off

Mathieu Potte-Bonneville, philosophe, président du Collège international de philosophie, abonné « hors classe » à la Cultenews, a accepté d’en être l’invité exceptionnel pour une Edition spéciale Noël, qui animera banquets familiaux, galettes des rois de la Salle des Profs, ou encore pause-cigarettes sous yucca plastifié.

Son Dictionnerf 2010, au croisement de l’Almanach Vermot et du Phonème sous LSD, vous confèrera esprit et répartie jusque dans les situations les plus périlleuses, parmi lesquelles Jury de thèse, Entretiens de recrutement, Rendez-vous galants. Son emploi reste cependant soumis à clairvoyance, car passé le mot d’esprit, le dérapage est vite arrivé, voire la « main dans l’Hegel », dialecticien qui comme chacun sait connaît des heures difficiles, attaché sous le bureau de la rédaction depuis environ 328 jours, puisque personne n’est jamais venu le réclamer.

Ach so, la philosophie, Camarade, ce n’est pas une amie facile, mais si tu pleures trop souvent devant les Minima Moralia d’Adorno, si tu vérifies chaque matin que tu as bien orthographié Schopenhauer, si tu ne quittes pas ton Judith Revel illustré, si le pillage des Grecs par Michel Onfray t’a révolté autant que le décès de Jacqueline de Romilly, alors, peut-être cette lecture te ravira, et tu pourras aussi te faire offrir La Traversée des catastrophes, de Pierre Zaoui (Editions du Seuil), qui raconte peut-être bien la même chose, autrement: l’art de mieux vivre pour ne pas en survivre.

Sur ce, la rédaction souhaite à ses chers lecteurs de bien belles et tendres fêtes sous le signe des ivresses et de toutes les paillettes, et reviendra à son rythme de parution dilettante et aléatoire dès le mois de janvier.

…Dictionnerfs – édition de Noël.

« Elle ne s’entêta pas d’ailleurs à persuader les sœurs de ma grand’mère ; car celles-ci par horreur de la vulgarité poussaient si loin l’art de dissimuler sous des périphrases ingénieuses une allusion personnelle, qu’elle passait souvent inaperçue de celui même à qui elle s’adressait. »

Marcel Proust, Facebook for dummies.

On nous trouvera difficilement sur les traces de ces jeunes Égyptiens qui troublent nuitamment la sécurité des temples, qui embrassent des statues et tiennent absolument à dévoiler, à découvrir, à mettre en plein jour ce qui est gardé secret pour de bonnes raisons.

Friedrich Nietzsche, Don’t post a hot FB status by night without checking your account settings.


A




Accès, n.m.: fièvre contemporaine.

Acédille, n.f. : paresse typographique conduisant le moine copiste à bâcler ses majuscules (à ce titre, péché Capitales).

Addiction, n.f. : compulsion à trouver le mot juste.

Agiornamiento, n.m. : je peux pas, j’ai découvert.

Agrégaline, n.f. : toxine de concours.

A la rigueur (loc.) : exprime la résignation lassée avec laquelle on consent à une conclusion dont l’interminable démonstration méthodique a, dans un respect scrupuleux des normes logiques, minutieusement retiré tout intérêt.

Amalgamme, n.m. : odieuses insinuations tendant à se prolonger sur plusieurs octaves.

Amoque, n.m. : rage incontrôlable consécutive au sentiment que l’on se fout du monde.

Amouracher (s’), v. : s’enamourer à l’arrache.

Anchoragements, n.m. : il ne fait pas si froid que ça.

Angst (phil.) : jetons de présence.

Antarcticle, n.f. : froideur de la page blanche.

Lou antidépressou (occ.) : et qui s’appelorio prozac.

ἀπείρίτίφ, n.m. : unlimited ouzo.

Apocalipstick, adj. : alerte rouge.

Aquaplanning, n.m. : échéance glissante.

Arataxie, n.f. : promesse de sérénité qui refuse de vous prendre – son service terminé, le chauffeur rentre à Bois-Colombe.

Aspirinha, n.f. : soigne l’excès de Brésil.

Aversion, n.f. : I hate when it rains.

Aveu, n.m. : se couper en se phrasant.

Avintage, n.m. : rétro-commission.

Avodkacy, n. : free Cuba now !

Azurer, v. : zérer grave.

B




BAFA : diplôme paradoxal dont l’obtention suppose de ne pas gifler les mômes.

Bazin, n.m. : désordre indescriptible interdisant de retrouver « Ontologie de l’image photographique » au moment où on en a justement un impérieux besoin.

Boring, n.m. : newsfeed désert pour cause de matchs d’inbox.

Bouverex, n.m. : dogue logicien (variété de Boole-terrier).

Brésil (météo.) : pluie de fins souvenirs congelés par l’air froid en paillettes de givre.

Bullchite, n.f.: alibi respiratoire.

Bzzness, n.m. : ruche hour.


C


Cadratin, n.f. : hétaïre vêtue de ses seuls bas-de-casse.

Cash-cash, n.m. : votre chèque arrivera la semaine prochaine. (note : Il existe beaucoup d’autres versions de ce jeu).

Casto-riadis, n.f. : bricolage de type grec.

Catatony, n.m. : immobilité consécutive à une identification excessive avec le parrain des Soprano.

Chagrain, n.m. : c’est rien, j’ai une poussière dans l’oeil.

Christmas, n. : ♪ what a day for a dayprime ♫ (trad.).

Cocon, n.m. : souci de soie.

Cogito urgo sum (cit.) : tu as pensé au Tricostéril ?

Colloques, n.m. : rencontre hardes.

Combinée, n.f. : recherche frénétique d’une astuce pour ne pas décrocher le téléphone.

Conspirateur, n.m. : complot électro-ménager

muni d’une pompe à air.

Complaisance, n.f. : cabotage sur ses propres détresses.

Copieright, n.f. : bonne surprise.

Copiesleft, n.f. : acte manqué.

Cran, n.m. : courage capillaire (cf. Bowie D., passim).

Crashin, n.m. : vacances en vrille.

Crépuscule, n.m. : très petite galette bretonne qui adoucit la tombée du soir.

Cut-up : tendance des typographes à filer avec la casse.

Cyborg, n.m. : post-humain suédois doté d’extensions machiniques, d’une chevelure filasse et d’un bandeau de tennis so 80’s.

Cyclothymide, adj. : audaces intermittentes.

D




DarkNess’, n.m. : obscurité soluble ; à fortes doses, empêche de dormir. (ne pas confondre avec le thé glacé, malgré l’expression « Ice tea, a dark nes' » popularisée par Bonnie Prince Billy)

Défibrillation, n.m. : heart-challenging.

Deleuzianisme (phil.) : trop souvent, déférence et répétition. (vaut aussi pour la foucologie).

Demi-sourire (mus.) : silence le temps d’une anicroche.

Dénivelé, n.m. : Verneinung de la pente.

Désagrégation, n.f. : perspective de carrière.

Désinvolt, adj.: c’est les watts qu’elle préfère.

Déterritoriliasatoriapftatisation, n.f. : enfin le pli, quoi.

Dictionnerf, n.m. : antipastimmung, se console à l’apéritif.

Différance, n.f. : smeniologie.

Dodo (zool.) : sommeil éteint depuis au moins un siècle.

Dollyprane, n.m.: hello, headache.

Drama couine, n.f. : suffit, la girafe.


E




Effrayer, v. : croiser des types flippants.

Élève, n. : savant ascendant.

Enveloop, n.f. : argent qui tourne en boucle.

Epoké, trad. : parentease du noaime.

Epuisettes, n.f. : pensées volées à la fatigue.

Erre ATP : revers ferroviaires.

Erynies (myth.) : offre triple plaie.

Es mousse sein (cit.) : apéritif catégorique.

Estroscie, n.f. : insupportable rengaine.

Eyesberg, n.m. : d’un regard, sombre.

F





Fachonista, n.m. : zélateur plus ou moins lettré

d’un racisme à la mode.

Fasadisme, n.f. : torture des apparences.

Feelm, n. : emotion picture.

Fillonçailles, n.f. : mariage forcé.

Forfait, n.m. : escroquerie téléphonique mensuelle (syn. : haut délit).

G




Galetjade, n.f. : mensonge poli.

Gayprime, n.m. : légère baisse de la self-estime affectant les hétérosexuels, chaque année à la même période. (syn. : coup de strass).

Gestalk, n.f. : mémoire des formes (syn.: hantease).

Gominatoire, adj. : d’une insistance poisseuse.

Goredien, adj. : démêlage saignant.

Grotexte, adj. : traduction ridicule.

Guccignifiant, n.m. : mot-valise haut de gamme.

Guêpestalt, n.f. : formes minces.

Guèrestalt, n.f. : pas très en forme.

H





Hacoeur, n.m. : carte mémoire du tendre.

Hangoverbooké, adj. : fallait pas boire le dimanche soir.

Harengue, n.f.: encouragements à la Diogène.

Heidegger : gross malheur.

Heimatome, n.m. : trace d’impact nationaliste, bleu horizon virant au brun.

Hélastique, adj. : l’horaire, l’horaire.

Hendiadys (rhét.) : grave la prise et la tête.

Hexitation, n.f. : activisme devenu comme une seconde nature.

HiberNation, n.f. : terminus, tout le monde s’endort.

Hirstérie, n.f. : tendance compulsive à couper les chevaux en quatre. (syn.: proplastination).

Humanasthme, n.m. : de toux temps, l’homme.

I




Immobilisme, n.m. : quand Zénon, Zénon.

Impondérable, adj.: coup de la panne, cake.

Impostant, adj. : grand escroc.

Improvable, adj. : la vie sans solfège.

Inch Allah (loc.) : y’a pouce, Dieu.

Induction, n.f. : rien de tro.

Insolnie, n.f. : refus effronté opposé par le sommeil.

Insomniaque, adj. : fringale nocturne.

Interminable, adj. : long et pathétique (homon.:

grille de rentrée du service public).

IRLand, n.m. : pays que l’on visite à l’occasion, émus par l’authenticité de cette vie simple, à l’écart, à l’écoute des hommes et des choses, mais il faut se l’avouer, on n’y habiterait pas tout de même.

Italhic, n.m. : hoquet graphique, essouffle l’inspiration.

J




Jette-lag, n.m. : temps d’adaptation dû au Geworfenheit (le Dasein peine à se faire à l’idée qu’on est déjà lundi).

K





Keanu, n.m. : effets du speed (1. on explose si l’on ralentit, 2. l’autoroute n’est pas terminée, 3. never mind the Bullock).

Kinect (tech.) : (do the) couch potatoes

L





L’absente de tout paquet (cit.) : Stéphane M., cherchant sa dernière clope.

L’absente de tout briquet (cit.) : C’était bien la peine de retrouver une clope.

L’absente de tout bouquet (cit.) : Stéphane M., cherchant la chaîne adultes.

Lasciive, adj. : so 01110011

01100101

01111000

01111001.

Lassi, n.m.: laitier indien, dont la devise (« onnira outuvudra kantuvudra ») témoigne de la fidélité malgré une vie de chien.

Lattitude, n.f. : position allongée. (cf longitude : réaction verticale).

Leaubbying, n.m. : mainmise des géraniums sur le bulletin météo.

Left, n. : camp politique ayant malheureusement tendance à laisser l’initiative à l’autre (syn. : gaucherie).

Lézarde, n.f. : tendance du cerveau reptilien à fissurer la façade, en suggérant insidieusement qu’on pourrait roupiller au soleil.

Litterrissage, n.m. : tomber du tabouret lorsqu’on cherche un ouvrage sur le rayon du haut.

Loi d’airain (loc.) : ça va pas, le fer.

Loler, v. : le plus lieux lêve de l’homme.

M




Manques, n.m. : pas sages avides.

Meating, n.m. : chair à réunions.

Mécéna, v. : anagramme de file cent sacs ou t’en prends une.

Mélancolibri, n.m. : minuscule tristesse à décollage vertical.

Médiocre, adj. : rouge tirant sur le moche.

Merveille (trad.) : awake and sea

Métalangue, n.f. : french kiss theory.

Mojithon, n.m. : footing minable d’après-boire.

Moléculaire, adj. : état auquel risque de se trouver dispersé d’aucun, qui devrait de ce fait veiller à ses molaires.

Morphaime, n.m. : sommeil du lust.

Moulincolie, n.f. : c’était mieux à vent.

Mystique, n.m. : vice cruciforme.

N




Narcophage, n.m. : cette nuit, temps couvercle.

Nemotechnique, n.f. : du fond de l’oubli,

refaire surface.

Nopossumus, n.m. : marsupial, rien en poche.

Nostalgît, n.f. : ci, après.

O




Objet a (psych.) : laisse bouche b.

Obladi, oblada (sociol.) : chant traditionnel de ceux qui, faute de capital politique, se dévouent entièrement au Parti.

Orfebvre, n.m. : ciseleur de mensonges.

Overbouquet, n.m. : un tas de jolies choses à faire.


P




Panopticon, n.m. : young Mark Zuckerberg.

Papamobile, n.f. : il est grand le blister de la foi.

Pelle-mail, n.m. : outil de déneigement dont la mise au point tarde.

Performhâtif, n.f. : promis, je m’en occupe.

Perplaxe, adj.: surpris, mais souple.

Phonaime, n.m. : expression du plaisir.

Picasso (peint.) : desperately sucking Cézanne.

Poreux, adj. : doté d’une structure assez lâche pour s’exposer aux inquiétudes.

Post-colonial, adj. : faucher un petit four à Toni Morrisson, et en faire un statut FB.

Poubellebecq, n.m. : recyclage saisonnier ; se descendent en septembre.

Problème de type grec (loc.) : n’avoir plus un riadis.

Programme, n.m. : perspectives au kilo.

Proppagande, n.f. : morphologie du mensonge.

Prossoyeur, n.f. : courroye de transmission ; nanterre souvent le dossier.

Provideur, n.m. : interdiseur d’accès.

Puits, n.m. : Thalès, je vais le FAIIIaaiiiiiiire…

R




RAM, n.f. : mémoire peu vive (d’où l’expression : ça RAM).

Raté, paie (loc.) : contrôle des titres de transport.

Reconnaissance (lutte pour la) : Et ma main dans l’Hegel ?

Réalités, n.f. : on ferait mieux de rester couchés.

Rengaine, n.f.: tentation de remettre ses vieux tubes au holster.

Répondeur, n.m. : contradiction in adjecto.

Réseaulution, n.f. : décision ferme de passer moins de temps sur Facebook.

Réugnon, n.f. : franche explication.

Rimmel (hist.) : renarde du teaser.

S




Schrédule, n.m : tout se passe comme prévu.

Scolastick, n.f. : fume, c’est de la sorbonne.

Sequel, n. : son of a pitch.

Sexion d’assaut (mus.) : encéphallocrates plats.

Shabbat slalom (loc.) : zigzaguer comme on peut jusqu’au vendredi soir.

Siouxis, n.m. : inquiétudes dont on n’a Cure.

Slapstick, n.f. : tu nettoyais ton rouge à lèvres, et le coup est parti tout seul.

Soutenance, n.f.: espoir secret que le jury se thèse.

Statut, n.m. : haïku du lapin.

Sundance Film critics : debout, les Daney de l’alter.

Surplomb, n.m. : lourdeur de vue, lorsqu’on néglige la plume.

Sympathétiques, adj. : se dit d’efforts touchants mais vains.

T





Teasane, n.f. : excitation tiède procurée par les réseaux sociaux durant la période estivale.

Térébranthine, n.f. <span>: peinture très noire ; d’ailleurs Soulages ment.</span>

T’es Lacan ? (loc.) : séance à durée variable.

Téthargie, n.f. : sommeil d’avant métamorphoses.

Tournée, n.f.: self-refilling prophecy.

Toutriste, n.m. : visiteur mélancolique.

Translucide, adj. : effacement auquel un regard sans illusion sur les nouveaux paramètres FB devrait conduire quiconque.

Trashmire, n.m. : pull’s over.

Troller, v. : en faire un tram.

Tsunamie, n.f. : relation assez vagues.

Typornographie, n.f. : décroiser les jambages.

U




Urgant, adj. : one steppe beyond.

U.S.Bay, n.f. : port de l’angoisse.

Utopie, n.f. : protest songe.

Uzia, n.m. : solution à la question de l’être.

V





Vaticiner, v. : de ses errances, se faire un film.

Verglas, n.f. : Derrida met les crampons.

Vergogne, n.f. : oiseau migrateur déposant probité et retenue sur le seuil des maisons ; évite de faire son nid sur le palais présidentiel.

Vestalt, n.f. : grandes formes.

W





Welfare (pol.) : conception archaïque du rôle de l’Etat, que remplace désormais le Vatfare.

Witchful thinking, trad. : pensées sabbatiques.

Witzirette, n.f. : diffuseur de mots d’esprit.

Witzky, n.m. : un trait d’esprit,

deux traits de scotch.

Workoholisme, n.m. : tout est à faire, tout le temps.

Z



Zénon (paradoxe de) : flèches for fantasy.

***

(loc.) : implicit lyrique.

xxx (loc.) : explicite contente.

Remerciements: l’archiviste Philippe François et le correcteur Diogène de Sinope.

Mathieu Potte-Bonneville 2010 – tous droits réservés, ‘f Course.

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15
Juil

Avignon – Jour Cinq!

Le Off

OMG, Emma Reel et ses talons ont failli finir en crêpe suzette dans une ruelle sous l’action conjuguée de deux scooters très offensifs. Heureusement le journalisme Pure Playeuse permet de garder et la ligne et l’humour, dont se transformer en feuille de papier cigarette au long d’un mur en moins d’un quart de seconde.

***

Epopoï et autres joies de l’époque

Hier, le bal concocté par Rodolphe Burger était beau et pour tous les goûts (Burger en King of Pop n’ roll, puis les Têtes Raides pour la musette, et sans doute d’autres dont Higelin très attendu suivant les rumeurs urbaines mais nous n’y étions plus). Devant le Palais, l’ambiance était à la fête, sur de la musique consensuelle et une sono remarquable. Il suffisait pourtant de s’éloigner de deux rues pour qu’il en soit tout autre: bataillons bleu marine contre jeunesse nerveuse et tutti clichés, caricature des années 2007 sq. Sans se prendre pour une pigiste de Vacarme, il n’était pas très dur d’y trouver toute la symbolique de ruptures en cours et à redouter, et se sentir un peu perdue. L’Helléniste avouera s’être pris un coup de blues aussi lourd que le Bailly.

Quant à la stagiaire Modes et Travaux, elle se demandait depuis plusieurs jours qui était ce personnage vêtu comme un milicien (quelques-uns atténuent d’un « valet ») qui hantait la ville. Réponse: Jean Lambert-wild, déjà peu apprécié, rebaptisé sur le champ Lambert-no-Way. Son appel à la défense de la « république » (on n’y mettra ici aucune capitale) sur un ton martial sans référence aux intermittents (manif ce jour devant le Palais), sa revendication de l' »hermétisme » (toujours pas de « cap », il est fumeux, selon Libération), tout comme son goût pour Alphonse Da(u)det (et quand bien même il se revendique aussi de Pasolini et Kafka) laissent à penser qu’il n’est pas un allié de grand-chose. La Mort d’Adam a été très mal reçue- entre autres par Fabienne Darge du Monde, la CultEnews n’a à vrai dire pas songé à y aller donc n’a rien à en dire, mais l’écrit tout de même.

***

Carnet Mondain

« May I tell you you sing very well, Mister Marthaler? »

Christoph Marthaler heureux du compliment a embrassé Judy-Rose rougissante, so chic!

***

Brèves de pavés

#Yves-Noël – Du côté du Off, le vrai, Yves-Noël Genod qui fréquente aussi le In se taille un beau succès à la Condition des soies chaque soir à 18 heures, et c’est GRATUIT (car « une vraie putain se fait payer après, pas avant » – ce qui est exact, atteste Judy-Rose). Voir la critique de Joëlle Gayot, ici et le blog de l’artiste, ici.

#L’Ange-Volo – Glouchenko, une adaptation de Bardo or Not Bardo d’Antoine Volodine est présentée chaque soir à 19 heures à la Caserne des Pompiers, rue de la Carreterie. Tout comme Yves-Noël Genod, c’est le temps qui manque pour y aller et en écrire davantage… le départ de la rédaction, sniff, c’est demain.

#Ivres et belles – Quatre filles accortes tiennent le bar à vins Chez Marie (4 rue Louis Pasteur, de 11 heures à 2 heures), où descendre un Chardonnay appuyé à un tonneau – évidemment, c’est Diogène qui nous a refilé le plan. De bons crus à partir de 2.50 euros le verre, mais 11 euros une planche radis-tomates, c’est très exagéré.

#Copinage – La pigiste ne sera plus là et le regrette: le philosophe Mathieu Potte-Bonneville et l’historienne Sophie Wahnich parleront demain vendredi 16 juillet, au Théâtre des Idées conçu par Olivier Cadiot, autour de la question « L’Exercice du pouvoir conduit-il nécessairement à l’abus de pouvoir? » – Mathieu so Potte n’Bonneville est un pavé en lui-même, voire une barricade, qu’on adore. A lire par exemple.

***

Le Baiser de la journée

« Prophete rechts, Prophete links, das Weltkind in der Mitte. »
Goethe cité par Theodor Gomperz.

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