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Articles Tagués ‘Mathieu Larnaudie’

4
Juil

L’édition fantôme.

Le Off

(via Starsky)

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Sugimoto ou presque.

Lectures d’été.

La Cultenews, parfois consensuelle, vous rappelle la traduction inédite du dernier roman de Kawabata, Les Pissenlits (chez Albin Michel). S’il y avait de quoi se méfier d’une parution opportuniste pour un ouvrage potentiellement bancal, en vérité, ce n’est pas le cas: c’est un roman, âpre comme un fugu assaisonné au raifort, qui donne envie de relire tous les autres. Pourtant, comme il n’y a pas d’experte nipponne dans la rédaction, difficile de dire si la traduction est maniérée à juste titre. L’écriture est étrange, parfois plate comme un Perrier oublié sur la table, et c’est moins le style du dialogue qui est intéressant que l’histoire qui s’y tisse entre un homme et la mère de sa fiancée, à propos du mal de la jeune fille, atteinte de « cécité devant le corps humain », internée dans l’hôpital psychiatrique d’une petite ville côtière. Une histoire d’hystérie, une histoire d’amour à chausse-trappe.

Beaucoup moins consensuel, le roman chinois Lèvres Pêche a été écrit par un des plus importants militants en faveur de la dépénalisation de l’homosexualité en Chine, Cui Zi’En (chez Bleu de Chine / Gallimard, 2010). Impossible de rendre compte de toute la subtilité des sentiments et rages qui y sont mises à l’oeuvre, et qui tiennent assez bien en cette citation: « Quand la culture était à la mode, je vendais des légumes ; quand on portait l’amour au pinacle, j’étais célibataire ; quand l’argent est devenu tout-puissant, j’étais pauvre ; et dans la civilisation médiatisée qui est aujourd’hui la nôtre, je ne regarde ni la presse, ni la télévision. On dirait que j’ai choisi de me réfugier à des années-lumières de notre temps patriarcal. En mettant mon pénis au rebut, je nie la symbolique de la phallocratie et le culte de l’organe sexuel: si je ne suis pas devenu un homme « véritable », c’est probablement parce que je n’avais pas envie de cautionner ces mœurs issues de la nuit des temps. »Ça décoiffe pendant 300 pages sur le même mode radical – la traduction est d’une grande finesse, au vocabulaire recherché et souvent étonnant. Du coup, ça remue, ça émeut, ça interroge. Avec tout ça, Cui Zi’En a dû démissionner de son poste de professeur de cinéma dans une des universités d’Etat de Beijing. Now that’s what we could call du courage politique.

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Interlude

Φαίη δ’ ἂν ἡ θανοῦσά γ’, εἰ φωνὴν λάβοι
(Sophocle, Electre, vers 548 / « La morte parlerait, si elle retrouvait la voix. »)

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Cérémonie - Bertrand Schefer - POL

Les troisième et quatrième livres ont été découverts peut-être à tort comme un diptyque. Cérémonie (de Bertrand Schefer) et Forêt noire (de Valérie Mréjen, tous deux chez P.O.L, tous deux 10 euros, tous deux souvent cités ici en effet. Mais ils n’ont rien demandé! et, ne cautionnent pas nécessairement.) proposent deux déclinaisons possibles autour du deuil (et de son refus), deux modes de friction à la narration intimiste. Alors, Bertrand et Valérie n’ont pas eu besoin de la Cultenews pour trouver leur public,

Avec Cérémonie, le phrasé s’offre un tombé aussi parfait que le costume semi-mesure dont la description est filée comme une métaphore cathédrale, au long d’un portrait en creux, d’une figure isolée étrangère à son propre héritage, jamais nommée. « Mon esprit n’est pas assez clair pour fixer et rendre des comptes. » Bertrand Schefer ne rend pas compte, son livre se traverse avec l’impression d’en reconnaître chaque recoin, chaque bibelot de porcelaine, chaque éclat de voix endeuillé, et pourtant, tout semble sans cesse échapper des mains, y compris l’apparence de dandysme, trop jouée pour être prise au sérieux, ou autrement que comme le sérieux lui-même, comme est sérieuse la narration minutieuse d’une scène d’adieu par l’écriture, en ouverture. A la découvrir, naît la crainte que des larmes venues d’ailleurs viennent mal tomber sur l’encre et brouiller la calligraphie. Jusqu’au bout, les larmes auront tenu compagnie.

De Forêt noire, on peut penser apercevoir quelques visages sans jamais être bien certaine de les reconnaître, sans que ça ait vraiment d’importance d’être certaine de les reconnaître. Car c’est la langue et le style de Valérie Mréjen qui surplombent tout, cette manière qu’elle a de tout bousculer à la racine, en donnant à chaque fois l’impression qu’elle ne touche à rien, un art de sublimer les poussières du réel qui n’appartient qu’à elle – une force hors du commun, un kaléidoscope qui défie la vacuité pour en extraire les reliefs les plus inconfortables, l’air de rien. C’est grand, et difficile de dire que ça ferait pleurer: c’est au-delà, un roman qui secoue à contre-temps, comme si Valérie Mréjen avait su transmettre l’existence des spectres, en leur accordant une étrange bienveillance, au-delà de leur apparition au tournant des faits-divers.

Il serait possible d’imaginer un jeu de champ/contre-champ entre les deux ouvrages. D’aller chercher leurs auteurs, et leur demander, ensemble, « Qu’est-ce qui vous donne le souffle d’écrire? » – d’écrire, comme cela, des livres durs, des livres, aussi, qui se regardent et parfois se croisent sur la table des libraires, dans les chroniques de la grande presse, qui se défient côte-à-côte jusque dans leurs thèmes et parviennent à ne pas s’y ressembler, s’y jouer miroir ou se dévorer. C’est aussi un tour de force.

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La Gazette des cimaises

Très belle exposition que Situation(s) au Mac/Val, particulièrement pour la pièce de Clarisse Hahn, Los Desnudos, qui relate le combat de paysans qui décident de se mettre littéralement  à poil pour dénoncer les expropriations, au Mexique. Il est également possible d’envoyer un texto à Marylène Négro, de danser avec Frédéric Nauczyciel, de se marier avec Tsuneko Taniuchi, de déclamer sa flamme chez Arthur Gillet (avec la revue Monstre). Enfin, un site Internet est dédié à la réception de projets [Note du webmaster: « Et c’est évidemment du pur #SPIP, en #HTML5, avec une animation en jQuery, des #transitions_CSS, de l’interactivité (tu peux participer, si t’es du genre ’tistique). »] – l’exposition dure jusqu’au 16 septembre.
La Revue Monstre est également présente à la Galerie de Roussan, Paris-XXe, jusqu’au 21 juillet (Transparency Disclaimer: un des textes de la rédaction Littérature y est présenté).

Il y a bien sûr Gerhard Richter au Centre Pompidou, jusqu’au 24 septembre. La Cultenews avait vu la présentation londonienne, à la Tate, qui lui avait fait conclure: « les oeuvres, magnifiques, l’accrochage, décevant » (plus particulièrement car une des salles payées par les « sponsors » était à visiter… après traversée de la librairie / café, ce qui défigurait le parcours et nous avait beaucoup énervées, comme dirait une consoeur). L’accrochage parisien est plus réussi.

Enfin, Misia, Reine de Paris, au Musée d’Orsay, revient sur la figure mondaine de la Belle Epoque (jusqu’au 9 septembre). L’occasion de signaler la sortie d’un nouveau tome du Journal de sa contemporaine Mireille Havet, aux éditions Claire Paulhan comme toujours.

Un peu de tourisme? La Documenta dure jusqu’au 13 septembre. Petit salut au passage à Sazmanab, projet de l’artiste et commissaire iranien Sohrab Kashani, invité à Kassel.

>>> Supplément Arts et Inter-virtualité: LBV attire l’attention sur le projet Lost Art, une occasion de découvrir quels chefs d’oeuvre de l’art moderne ont disparu (perte, incendie, volonté de l’artiste), de Malévitch à Rachel Whiteread ou Tracey Emin. C’est vraiment bien.

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Brèves de trottoir

>>> Tremblez, Papes ! Avignon, c’est demain. Avec Christophe Honoré, Jérôme Bel, Simon McBurney, Sophie Calle, William Kentridge, les pavés de la rue Philonarde et les petits cancans de la place des Carmes. Ce sera à suivre sur Médiapart puisque la cultenews a été invitée à participer à une édition collaborative, mais aussi ici, où les articles seront repris et déformés dans les règles de l’art.

>>> Ça buzze, ça buzze pour la rentrée littéraire Actes Sud, avec les comparses Mathieu Larnaudie (Acharnement), Claro (Tous les diamants du ciel) et Mathias Enard (Rue des Voleurs). Il y sera question de politique, de LSD et de religion. Claro et Mathias Enard seront aussi à La Baule, pour Ecrivains en bord de mer, rencontres littéraires érudites et décontractées, organisées par Bernard Martin et les éditions Joca Seria à La Baule, du 18 au 22 juillet.

>>> Dans notre rentrée littéraire idéale, il y aurait Céline Minard, mais elle n’est pas là pour cette fois. Il y aura, en revanche, la publication du cours de Michel Foucault de 1979, Du Gouvernement des vivants – un inédit publié au Seuil. Et puis, toutes les sorties dont la rédaction n’est pas encore informée

>>> C’est sans doute kitsch, grand public et trop cher, mais la 9e de Beethoven sera dirigée par Daniel Barenboïm (chouchou historique depuis la (magique) représentation de la Flûte enchantée qu’il avait tenue, au soir de la mort de sa femme, il y a bien longtemps) et chantée entre autres par Waltraud Meier (chouchou bis, entre Isolde / Sellers et Wozzek / ms Marthaler, mais certes, ce n’est pas là qu’elle sera forcément la plus belle en son miroir), le 13 juillet à Versailles, dans les Jardins du château. C’est la concession « Sortie de famille ». Si ça vous dit, c’est par là.

>>> Si par hasard quelques lecteurs souhaitent savoir où et quand la rédac’ chef cause en public du numérique et de littérature, ils peuvent se référer au site emmareel.net ; le livre a curieusement bien marché. Du coup, les nouvelles sont mises en ligne, à raison d’une fois par mois, les unes après les autres (soit un an, pour la lecture de l’ensemble).

>>> Oui, la Cultenews, c’était mieux avant! Et bien, ce sera mieux à venir.

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Le Baiser de la fin

« Ainsi, la question de l’oubli ne concerne pas seulement l’avatar ou la machine en quête d’une forme d’humanité. Elle n’est pas limitée à ce désir de devenir humain ou d’essayer de reproduire une vie, une expérience, en retenant tous les éléments d’une telle vie.
L’oubli est l’impensé et l’impensable de la technique et de la culture numérique, car il a toujours été considéré comme quelque chose à conquérir. L’oubli nous montre la différence entre le réseau et ses archives, d’un côté, et l’homme et sa mémoire, de l’autre. »

(via Milad Doueihi, Pour un humanisme numérique)

18
Avr

Edition de la mi-saison

Une édition corsée et corse avec l’étoile Leccia, à placer sous le signe du proverbe ‘Noël en caleçon, Pâques en balconnet’. Happy reading!

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La Nuit Desanti

Nuit Bleue, d’Ange Leccia, projeté cette semaine à l’Espace Saint-Michel (il a été réalisé en 2008) est un film muet, comme était muette la Callas qu’Ange avait figée pour une Nuit fraîche dans les jardins du musée Rodin, en 2009. Passée la première phrase du film, tout ne se jouera plus que dans les regards, les gestes, la profondeur des plans et un grondement de vagues, à l’exclusion de quelques phrases et d’un Miserere polyphonique. Un enterrement, des hommes de mèche, du feu aux poudres. C’est presque assez lent pour l’ennui, mais cette lenteur qui grandit devient manière d’enserrer la tension pour qu’il n’en subsiste que l’éclat des phares. Ange Leccia, Corse, et sculpteur d’écran (ici raconté autrement par Dominique Gonzalez-Foerster et Tristan Bera), ponctue son film de tableaux, citations de ses oeuvres (énumérées là) ou des œuvres d’autrui (La Barque de Dante) tels des cartons récitatifs pour romance insulaire.

Il y a Antonia (Cécile Cassel), et sa veste de mouton retourné trop bien coupée, sa belle peau L’Oréal, qui signe la Parisienne de passage. Il y a Ettore, barbu-bourru. Et il y a Alexandre, aux cheveux bouclés comme Gabriel. Comme c’est du cinéma, Antonia va détourner Alexandre de la cause, et abandonner Ettore à sa passion des explosifs. Comme c’est Ange Leccia, cela ne se fera pas sans un long travelling photogénique, esthétisant  les dynamitages. S’il y a quelque chose qui frappe dans la mise en scène, c’est la représentation du combat: la limite entre ‘forces de l’ordre’ parfois aperçues, et forces ‘de l’ombre’-Canal historique, si elle est identifiée par la narration, dépasse l’hommage au cinéma du genre en annulant les signes de reconnaissance qui seraient propres à chaque entité. Valorisation des hommes, du silence, de l’efficacité, de la discipline… toute l’imagerie semble vouloir dire que les gestes de guerre se ressemblent, dans un effacement du  parti-pris face à la ’cause’, qui ne sera, ici, traitée ni comme résistance ni comme terrorisme. Il y a pourtant bien questionnement de l’adhésion, et de ses incertitudes. Lorsqu’Alexandre veut se galvaniser, ce n’est pas une polyphonie qu’il écoute. Il met la télé, il se repasse une vidéo du Sporting Club de Bastia au son d’une techno bon marché. Il semble y chercher quelqu’un, peut-être ce Jean, disparu en mer qui hante le film de son cercueil, mais c’est le drame de l’effondrement des tribunes de Furiani qui vient à l’esprit (après une étude minutieuse des maillots, les images sont, en réalité, des archives des années 1970, où se joua sa première finale de la Coupe de France pour le club, face à l’O.M et non pas la demi-finale de 1992)

Mais c’est une autre disparition  qui viendra hanter ce film, après défilement des crédits. On apprend que la première phrase, dont l’écho aura traversé le maquis,  est de Jean-Toussaint Desanti, puis en cherchant la référence, on découvre le décès de Dominique Desanti, le 8 avril 2011, presque dix ans après son mari. Liens du songe: il n’y a peut-être pas de hasard à ce que ces deux figures de l’engagement, amoureux du XXe siècle, qui ont incarné la survivance à la grande traversée de l’Histoire, viennent à nouveau s’étreindre au bord de la nuit corse.

« Pourquoi devient-on l’ami de quelqu’un que l’on rencontre? Pourquoi veut-on le revoir? Parce qu’on entrevoit qu’avec cette personne va s’établir un rapport de consonance et de complicité, un désir de présences réciproques, un désir de paroles réciproques […] dans lequel les corps sont toujours intéressés – ils sont toujours là – et qui exige son renouvellement. »

La Liberté nous aime encore, Dominique et Jean-Toussaint Desanti. Editions Odile Jacob, 2001

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La Tentation de Saint-Antoine / détail 'Le messager du diable' - Jerome Bosch

Sur les cons d’Avignon

Souvenons-nous donc qu’en juillet 2010, Avignon nous était soudain apparue comme une ville faussement ouverte à la création, et pourquoi pas, même, la subissant de manière simplement opportuniste. Il n’y a donc pas d’immense étonnement, mais tout de même de la consternation,  à avoir appris que deux pièces d’Andres Serrano exposées à la Collection Lambert ont été sauvagement vandalisées par quelques bas-de-la-calotte. Sans hasard, cela rappelle l’incendie volontaire de 1988 au Cinéma Saint-Michel contre la projection de la Tentation du Christ, qui avait fait 13 blessés. Ce cinéma, devenu Espace Saint-Michel, a connu une nouvelle attaque de nature et cible différente cette fois-ci contre Gaza Strophe, le 3 avril (rapportée par le Post). L’obscurantisme est d’une cohérence qui donne décidément bien mal au crâne.

…/…

Τοὺς πλείστους ἔλεγε παρὰ δάκτυλον μαίνεσθαι· ἐὰν οὖν τις τὸν μέσον προτείνας πορεύηται, δόξει μαίνεσθαι, ἐὰν δὲ τὸν λιχανόν, οὐκέτι.

Quant à Diogène, il disait que beaucoup de gens passaient pour fous à cause de leurs doigts, parce que si quelqu’un portait le doigt du milieu tendu, on le regardait comme un insensé,
alors que s’il tendait le petit doigt cela n’arrivait point.

Diogène, Mon coeur, comme toujours, soyons fous:
fêtons Pessah aux Calendes grecques et Pâques en balconnets.

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Brèves de trottoir


>>> Bravo à Point-Ligne-Plan pour sa sélection de 100 vidéos d’artistes en VOD – qu’on ne découvre que maintenant car être pigiste, c’est toujours rester un peu godiche: Ange Leccia, Valérie Mréjen, Dear Vincent Dieutre, Valérie Jouve ou Dominique Gonzalez-Foerster… qu’il pleuve ou neige cet été, on sait qu’on ne va pas s’ennuyer, et ça s’annonce aussi idéal pour le train de nuit jusqu’à Venise.

 >>> Pont-à part-ou-presque, le Festival d’Avignon 2011, avec l’artiste invité Boris Charmatz, se déroulera du 6 au 26 juillet pour le In et du 8 au 31 pour le Off. Sophocle aux Carrières de Boulbon sous la houlette du mélo Wajdi Mouawad-et-polémiques-migraineuses, Jeanne Moreau et Etienne Daho pour Le Condamné à mort de Genet plus consensuel, ou le plus rare Tino Seghal (ici raconté par le New York Times si vous ne le connaissez pas). Faites vos choix, les réservations ouvrent au mois de juin.

>>> Julie Andrée T., performeuse et plasticienne canadienne, s’installe au théâtre de la Bastille avec Rouge du 6 au 10 mai : elle avait, l’an dernier, offert bien des raisons d’aimer  Avignon, comme quoi aucune vérité ne saurait jamais se figer.

>>> Cannes, c’est du 11 au 22 mai. Une occasion comme une autre de vous inviter à lire Disorder in Discipline, qui s’y connaît beaucoup mieux qu’ici, et une occasion, aussi, de garder un oeil sur la sélection de la Quinzaine des réalisateurs – et, réalisatrices, aussi (UPDATE: au 19 avril, la sélection du film de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer, En Ville ,est ‘confirmed‘, information qui a immédiatement provoqué un smurf de la stagiaire ciné). Hélas, on n’a toujours pas le budget et les accréditations pour l’envoyer vous conter les coulisses, puisqu’il est interdit de dormir sur la plage, seul espace que la comptable nous autorisait pour cette occasion.

>>> Paris en toutes lettres, c’est du 5 au 8 mai. Le programme, resserré, ne laisse pas de place au sommeil: rencontres, lectures et fêtes non-stop dont pas mal de rendez-vous avec des écrivains déjà cités ici (Mathieu Larnaudie le 8 au 104 ; Mathieu Lindon le 8 au Point Ephémère…), et d’autres jamais vraiment cités faute de temps mais appréciés (Iain Sinclair et Philippe Vasset le 7, Jean-Charles Masséra…).
C’est aussi une bonne occasion d’aller découvrir la Gaîté Lyrique, nouvel espace numérique de Paris à la programmation ultra-hype-Baby (et désirable! et de qualité!), avec entre autres une performance de Frank Smith et Pierre Giner le 6 mai autour de Guantanamo. Dans une veine voisine, les reporters Guillaume Herbaut et Bruno Masi y présentent leur travail sur Tchernobyl, Zone, du 26 avril au 10 mai (lecture le 7 mai). Leur site, ‘Retour à Tchernobyl’ est à explorer ici.

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Cette édition ne serait pas complète sans une pensée pour Tom & The Raukettes.

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