Aller au contenu principal

Articles Tagués ‘JG Ballard’

21
Fév

Hiver 2010, l’édition thermolactyle!

Le Off

The finest quality since February the 14th, 2009: la CultEnews, couturière autodidacte option luxure pour informations culturelles dévoyées, a fêté ses 1 an en prenant bien et peut-être trop son temps, automécénat au bord du burn-out, et tente de ne rien perdre de sa flamme. Emma née d’un café, va s’en resservir un serré, 01h51 déjà, poésie des nuits de bouclage, la pizza en est toute refroidie.

Comme toujours, la Reel et ses complices la Wall et la Joly vous souhaitent une lecture douce-en-l’air, et pendant ce temps-là repasseront leur maillot de bain, car oui… c’est l’heure du Mezcal, au bout du monde.

***

Joli Conte-Offert 1 / Ζάλη των ζώων πριν τη σφαγή

Dimitris Dimitriadis - Le Vertige... Odéon 2010. Photo: E.R.

Obligé: l’helléniste dilettante a accouru à Berthier en faisant des bonds de joie dès les premières du Vertige des animaux avant l’abattage, mise en scène de Caterina Gozzi, de l’auteur grec contemporain Dimitris Dimitriadis à écouter par exemple sur RFI ou à lire en V.O par. A vrai dire, la tête en l’air était en retard: la première pièce du cycle que l’Odéon a consacré à Dimitriadis, Je meurs comme un pays, a été présentée en novembre dans le cadre du Festival d’Automne.

Sur un mode acide mais point chlorhydrique, le texte entraîne dans une satire des relations familiales qui dévoie les mythes fondateurs. C’est de saison, celle qui ne fane jamais et renvoie à Apollonia ou Wajdi Mouawad: l’éternel questionnement du théâtre à ses sources. Dimitriadis, pour sa part, fait exploser le monstrueux dans des dialogues d’anthologie portées par des acteurs qui ne manquent pas d’air (grand épisode masturbatoire entre les deux frères, entre autres), jusqu’à ce qu’on ne sache plus différencier ce qui questionne la mise en scène et ce qui met en scène de la question, dans un déluge de réminiscences et références à en avaler son Budé. La réponse, comme toujours, est dans le Choeur, soient trois personnages effrayants qui interrompent la narration de commentaires aussi acerbes qu’une Pythie au réveil.

A la rubrique frime dans les frimas, c’était très CultEnews de pouffer en reconnaissant une citation d’Aristophane, et quelle citation, tout comme un plaisir immense que d’en faire le clin d’oeil à l’auteur au moment de l’entracte, qui en a bien rigolé.

« Est-elle grande? » « Elle est grande. »
(Lysistrata, toujours partante pour rappeler que faire la paix est un enjeu de taille)

Brève de trottoir: La Ronde au carré mis en scène par Giorgio Barberrio Corsetti of Baker fame sera présentée à Berthier du 14 mai au 12 juin 2010.
Il y aura aussi la diffusion par les bien-aimées Fictions France-Culture d’un cycle complet, entre le 18 avril et le 2 mai.

***

Sweet Tooth

« Repentance is the whip for fools« 

(Stéphane Mallarmé, Thèmes anglais pour toutes les grammaires, L’Imaginaire Gallimard, fac-similé de l’édition 1937, tout frais reparu clichés compris)

***

Littérature sans les ratures / Habemus Papesse.

Olimpia Maidalchini - Anonyme, XVIIe siècle

Si la CultEnews créait le Prix du Jarretelle Club, elle aurait sélectionné sur le champ la troublante Olimpia de Céline Minard, catégorie Erudition brûlante (chez Denoël). Figurera-t-elle sur celle de la radio que nous écoutons chaque matin en râlant? On lui souhaite au moins autant que d’arriver à faire taire certaine chroniqueuse qui ruine les débuts de semaine.

Olimpia est une femme du monde versant Spagna vues sur Médicis, ça tombe bien l’auteur y a séjourné et en a fait quelque chose de bien. Nous ne la connaissions pas, c’est la Maidalchini. Infâme et sensuelle, à la langue aussi pendue que Phryné et quelques méchantes canines de plus, la sauvage porte l’éminence en tons pourpres, gris ourlé dans les doublures: elle en est le sang, la chair et, ici le verbe. Olimpia, la catin, se sert d’Innocent l’impuissant pour conquérir d’elle-même la Papauté, s’enrichir, et finalement illustrer que les hommes ne valent rien de mieux que de permettre aux femmes de réussir, c’est peut-être visionnaire, en tout cas ça donne de la verve: sous la plume de Céline Minard, Olimpia éructe l’histoire de Rome, incante l’arrière-cour du Vatican et étourdit son lecteur, qui y perdra son latin, mais pas son temps. La lectrice plumitive en est toute émerveillée et admirative.

« Que le Triton rue du Triton fasse sonner sa conque en torrent, en geysers brûlants, que la masse de son jet en tombant détruise les palais, s’engouffre Largo Chrigui, palazzo Chigui, s’engouffre et monte sur la colonne d’Auguste comme au mât d’un navire crevé perdu. »

et si ce Triton-là vous effraie…

Vous préférerez peut-être le triton de Robert Benchley, autrement surnommé « triton farçeur ». Ici, la Renvoyée spéciale avouera qu’elle s’est fait prendre Mains dans les poches de Christine Marcandier-Bry en lui empruntant cette actu, ce qui donna lieu à quelques échanges sur la réforme de l’orthographe. Benchley, chroniqueur paresseux et doué du début du siècle, l’autre, celui de nos rides, répond à la grande question de 7h27:  Mais qui, du filtre ou de la cafetière, prépare le petit déjeuner? La réponse est dans Le Supplice du dimanche, nous ne vous la révélerons sous aucun prétexte (à moins que… ah bon, des bas Couture… attends, je te trouve la page…)

***

Bande-son /  Wild Honey Guys

Hasard des calendriers, rencontres impromptues, deux livres propres à nourrir l’éternelle fan lui sont tombés dans les mains, elle ne les a plus lâchés. Deux livres, et deux occas’ d’enfin dormir dans le lit de John et tant pis pour George. Le premier, Miscellanées des Beatles, est signé de Gilles Vernant et Jean-Eric Perrin chez Fetjaine (la médiatrice CultEnews, consciente que vous risquez d’hurler à la perte d’indépendance de sa rédaction, signale ici que c’est certes un amoureux des Louboutin, ancien collègue, mais qu’elle a bien acheté le livre). Les amateurs d’anecdotes y apprendront en autres qu’une des ex de Paul s’est reconvertie dans la fabrication de petits gâteaux, somme toute une suite logique de l’abus de morceaux de sucre vitaminés.

Emma Reads

Le second, Black Box Beatles, est une ode éperdue aux Obladiballades par Mindman Claro sorti chez Naïve  en 2007, et là, Emotion 9, Emma a demandé et reçu une dédicace en son vrai nom ou presque, preuve par l’image (et livre payé aussi, la CultEnews a-do-re les droits d’auteur et ne prétend pas être intime)  Il faudra un jour faire le tour sans prise de thèse de la littérature détournant les rimes des Fab Four, puisque à la lecture rieuse du Black Boxon brillant, votre rédactrice s’est souvenue au clin du cil d’une Médée revue par les Hollandais barrés de Dood Part, qui remixait le mythe à coups de répliques volées au répertoire pop. A ce conte-là, même plus besoin d’Oxyboldine pour dévorer.

« Il me faudrait l’élégance du zest et la vivacité du best, une joie joyeuse, oui, j’ai bien dit: une joie joyeuse. »

Flash-actu joyeux sans exclu:
le roman titanesque de Claro, CosmoZ, sortira chez Actes Sud, le 18 août 2010.

…Be there or be square.

***

La minute d’Héraclite

« La dissonance est en harmonie avec elle-même. »

…et la philosophie, c’est une chouette étourdie?

***

Joli Conte-Offert 2 / La vie de famille

Pippo Delbono - La Menzogna, 2010. Photo: E.R

Une saison au Rond-Point sans Pippo Delbono est devenue l’exception, et 2010 n’aura pas menti. La Menzogna, présentée à Avignon en juillet dernier, dernière production de la troupe, nous a ravi comme un déjeuner de famille, où nous avons pris des nouvelles de Bobo (qui s’est cassé le pied), de Gianlucca (devenu chat) et de Caro Mario, toujours beau gosse. La soirée s’est éternisée en bières et cigarettes qui prouvèrent toute l’utilité du brevet CultEnews de la résille thermolactyle pour tenir bien vive la gambette à l’entrée d’un théâtre. C’était intéressant de prendre des nouvelles: la compagnie part en Colombie, il aura par hasard aussi été question d’un vison que Pippo voudrait rendre à sa propriétaire, et donc du thème de la Menzogna, qui intente le procès des hypocrisies qui menèrent à la mort de sept ouvriers d’une aciérie Thyssen-Krupp en 2007 (son directeur a été mis en examen en juillet 2009, après création de la pièce) – pourtant, le vison n’y est pour rien, c’est promis, son directeur n’en portait pas.
Sur un baiser, la Renvoyée spéciale repartit prendre la ligne Ah dans son chinchilla 1923 mité mais digne, loupa le dernier, et emprunta  le Noctilien avec son boa. Ah non, c’était un triton.

***

Sur le phonographe

Magnifique découverte que le site Starsky.fr, où mix et tubes de bon goût incitent à danser en paix d’une after-rave à quelques Sweeties qui fondent sous la langue des Reines de nuit désormais à la retraite.

La CultEnews ne commentera pas la sortie d’Heligoland, le dernier Massive Attack à la très brillante campagne Web, mais vous incite de toute urgence à aller admirer sur leur blog la vidéo de Paradise Circus réalisée par Toby Dye. Georgina Spelvin, ex-héroïne porno de la Sexploitation Seventies y fait un coming-out bouleversant – NSFW, et Not Safe for Kids either, mais alors, quel talent, et beaucoup, oui, beaucoup, d’un érotisme qui a ému profondément la pigiste rougissante.

***

Brèves de trottoir

Vénus - Lucas Cranach - Circa 1530

Wajdiiiiiii Mouawad qui a fait pleurer en Avignon le temps d’une nuit hallucinée au Palais des Papes sera aux Ateliers Berthier du 11 mars 2010 au 10 avril 2010. Ciels a été monté pour le Festival 2009, mais la pigiste, renvoyée à ses communiqués de presse cette semaine-là, n’a pas vu, et donc ira (se faire) voir.

L’exposition Beautés monstres au Musée des Beaux-Arts de Nancy, partie d’une belle idée, était nullissime et non avenue, dixit une visiteuse de hasard qui y passa 5 minutes puis alla voir ailleurs si l’herbe était plus tendre.

Emma n’en doutait pas et a beaucoup aimé suivre le fil de son aboutissement: « Les Condamnés, dans mon pays ma sexualité est un crime », livre de Philippe so Castetbon (H&O), est très réussi. En demandant à des Gays des 51 pays où l’homosexualité est condamnée pénalement, rencontrés, sur le Rézo de se prendre en photo et témoigner, il a construit un projet militant et très inventif. Une expo à la Mairie du IIIe a eu lieu en janvier, et il y a eu aussi, beaucoup de presse, comme ce portfolio de Libération. Bravo!

Les Petites leçons de grec ancien de Jacqueline de Romilly viennent d’être reprises en Livre de poche. Sur un mode non-spécialiste, elles complètent avantageusement les duettistes Ragon et Dain pour se donner mine de flirter avec Euripide en toute facilité.

Dans la série « J’serai vintage avant d’être vieille », une rétrospective Yves Saint-Laurent élégante comme une frimeuse Rive Gauche ouvre le 11 mars 2010 jusqu’au 29 août au Petit Palais. Oh oh, mais ce sont les seigneurs d’élégance Farid Chenoune et Florence Müller qui s’en sont chargés. Ah mais là, il faut au moins un second vernissage, parce que le 11, la Reel attend Godot au hub numéro 4.

Il serait trèèèès tentant de filer à Londres pour Crash, exposition thématique consacrée à JG Ballard par la Gagosian jusqu’au 1er avril 2010, avec entre autres et par dessus tout, Tacita Dean, Gerhard Richter, Jeremy Deller ou Cerit Wyn Evans, mais la Renvoyée spéciale n’y sera pas, hélas, et se consolera dans les traductions des Nouvelles proposées par Tristram.

***

La Vie parisienne, 1917.

Le baiser de la fin

« Si accroché qu’on soit à l’instance de la lettre, l’écriture est une chose trop sérieuse pour la laisser se prendre pour la vie même. »

***

Pour cette édition courante du 20 février 2010, Spéciale dédicace aux Scriptoboys, à Claro, à J-E Perrin et à Christine Marcandier-Bry.

Publicités
1
Nov

L’édition Mantille et Résille!

Le Off

L’heure a changé, et contre les ténèbres, alors que la fête, mais laquelle, est finie (depuis le temps que ces nuits sont tristes), Emma, votre invention dans ses mots, a allumé les loupiotes et assorti la mantille à sa jarretière, résille pas résignée d’Andalouse Lover Forever, main tendue vers le premier jour, premier soir, deuxième nuit d’une tendre amie avec qui la vie est un Lynch.

Joli Conte-Offert 1 / L’hommage à un discret

Hommage à Philippe Thomas - Beaubourg, Nouvel Festival - Photo: E.R.

Philippe Thomas - Nouveau Festival Beaubourg. Photo: E.R.

De l’Hommage annoncé au fondateur des Ready Made appartiennent à tout le monde, votre correspondante, jamais en rupture d’idéalisme, espérait la consolation de la légende, et peut-être le sourire de visages qu’elle n’avait pas oubliés, lointaine époque vécue main dans l’amour. Elle fut déçue, bien sûr. Il manquait quelqu’un, d’ailleurs, cela elle l’a remarqué, comme le signe du droit aux chemins qui s’écartent. Mais trêve de confidences, c’était une conférence… « Pour un art de société. Conférence de Philippe Thomas. » et « Philippe Thomas décline son identité. Une pièce à conviction en un acte et trois tableaux » ont été montrées sans montage, la pigiste n’a vu que la première, dans toute l’obscurité de ce qui pouvait apparaître hors contexte comme un verbiage parodique – archives, alors, pour le (maigre) public « extérieur », là où d’autres témoins purent ressentir la rémanence, bien vivante, aussi, pour quelques-uns et c’est tant mieux. A la librairie Flammarion, le texte – série limitée, oeuvre d’art, tiré-à-part historique – était disponible… mais pour 280 euros… oh, c’était trop pour la note de frais CultEnews. Emma gardera, alors, l’écho d’une leçon particulière d’art conceptuel à jamais numérotée 097130, et, cette leçon-là n’a pas de prix.

***

L’interlude classique de la semaine

« Διὸ καὶ φιλοσοφώτερον καὶ σπουδαιότερον ποίησις ἱστορίας ἐστίν. »

ou encore: « C’est pourquoi la poésie est plus philosophique et grave que l’Histoire. »

entonnait Aristote, repris par Martin H. dans ses Remarques sur art – sculture -espace, Petite Bibliothèque Payot 2009, livre qui a charmé une Héraclitéenne aussi superficielle que motivée.

***

Joli Conte-Offert 2 / La voix d’une colère

Roberto Zucco au Théâtre de la Ville - Photo: E.R.

Roberto Zucco - Théâtre de la Ville 2009 - Photo: E.R.

Vendredi@20h31, mise en lecture du Roberto Zucco de Bernard-Marie chéri Koltès par Georges Lavaudant, théâtre de la Ville.

Mea Maxima CultEnews, la renvoyée spéciale, fatiguée de ses talons avec ses raisons, a somnolé entre les scènes 4 et 7, à peu près. Il faut dire que la lecture avait commencé très lentement, c’était un enregistrement pour Fictions, autant directement sauter à la case dimanche soir, et ça sonnait, oui, très France-C*l à l’heure où on la met en sourdine parce qu’on dîne paresseusement la fin de semaine… Mais Bernard-Marie, et Georges et aussi Nicole Garcia, ça vous réveille une pigiste sous Hypnovel bien plus délicieusement qu’une Matinale. La fin, où les didascalies se déglinguent pour laminer la médiocrité, a somptueusement explosé, et Roberto, sans autre mise en scène que la voix d’Eric Elmosnino, s’est détaché imperceptiblement vers la figure de Bartleby. Oh oui, la copiste prenait des notes, aller au théâtre aide à gagner en répartie,  et là, elle a attrapé au vol: « La France est un excellent détergent », qu’elle se réserve de détourner à usage corrosif contre un prétendu débat paraît-il en cours, mais comme dirait un philosophe qu’on apprécie et pas que pour ses beaux yeux,  « ça ne vous regarde pas« .

Bernard-Marie Koltès n’était bien sûr pas là pour recevoir les Bravi du public plutôt enchanté, à 5 euros la place ça a moins toussé que d’habitude… « tout le monde » sait que Koltès est décédé du sida le 15 avril 1989, deux mois avant la fondation d’un groupuscule qui se fit connaître sous le nom d’Act Up-Paris. Cet été, les Belles en Avignon aimèrent lire sa Correspondance, publiée en avril dernier, et ont appris sur le bout du coeur quelques phrases comme celle-ci: « Je ne souhaite qu’une chose : c’est d’être capable toute ma vie de prendre des risques et ne jamais vouloir m’arrêter en chemin. N’est-ce pas cela, « avoir toujours vingt ans ? », et quelques autres, aussi, pour nourrir les lettres d’amour ah l’amour, et surtout celle-là…

« Biche, Quand arrives-tu pour mettre des fleurs dans ma chambre et un foulard autour de mon cou ? Quand pourrai-je t’offrir un chocolat à la pâtisserie des Vosges ? Quand ? »

***

L’interlude Actu – La Vérité sur Jean-Philippe

Faute de savoir solliciter un service de presse et en raison d’un très grand nombre d’appels, les hydres ivres du service Littérature, en cent-trentième semaine de thèse, ont mené des choix drastiques dans leur sélection d’automne, écouté deux ou trois conseils, et décidé une fois pour toutes que cette rentrée serait Toussaint, ce qui tombe bien pour un 1er novembre veille de Goncourt (edit du 2/11@12h49 – ça aura donc été Le Prix de Marie plutôt que sa Vérité).

Sans aucune exclu, mais tout éclat de rire tendre, les Doctorantes un tout petit peu mauvais esprit ont voté à l’unanimité et sans aucune abstinence la sélection pour le prix CultEnews de l’extrait suivant, merci Jean-Philippe:

« Elle ouvrit les yeux, étonnée, endormie, assoupie d’alcool et de fatigue, et elle se rendit compte qu’elle avait surtout sommeil, la seule chose qu’elle avait vraiment envie de faire maintenant, c’était de dormir, éventuellement dans les bras de Jean-Christophe de G., mais pas nécessairement sa bite à la main. »

***

Joli Conte-Offert 3 / La réminiscence 33 Fbg Saint-Antoine

Stephany - Oct 2009

Vue de l'exposition 169A2 - Fayçal Baghriche - Photo: E.R.

L’expo confidence de la semaine, aussi délicieusement snob que l’accentuation exacte du grec ancien dans un commentaire Facebook, c’était 1 69 A2, chez Eric Stephany et Xavier Mazzarol, très réussie dans le genre, après une première à Berlin – évidemment et nulle part ailleurs – il y a quelques temps. Toute l’idée était de reconstituer l’appartement d’un collectionneur imaginaire, avec le goût du défi: pas moins de 117 artistes (dont Nicolas Moulin, Jordi Colomer, Agnès Turnauer, Pierre Leguillon et tutti quanti ès qualité) dans un trois-pièces parisien, c’est un exploit que ça n’ait pas eu l’air de trop en faire, joli accrochage (jusque dans l’évier), sens de l’humour et bière compris. Aveu corruption CultEnews: la chineuse a adoré être complimentée pour son manteau – oh, quelle bêcheuse!

***

Brèves de trottoir

L’événement de la semaine vu d’un nez de CultEnews, c’est (A)pollonia au Théâtre de Chaillot (du 6 au 15, complet). Deux Jansénistes des avant-scènes, qui pour une fois ont prévu dans les délais leurs négociations au guichet, seront de l’expérience à la Première, et en espèrent la gifle des grandes oeuvres qui font fièrement relever la tête.

L’experte ès Correspondances, qui vous écrit trop, elle le sait bien et ce n’est pourtant pas qu’elle s’ennuie, reconnaîtra qu’elle a été déçue par les lettres d’August Strindberg, dont elle attendait pourtant beaucoup mieux, tout juste sorties chez Zulma.

Dans la série des « Laissez-tomber », Emma l’injuste par principe parfois est en désaccord profond avec l’exposition Deadline, au Musée d’art moderne de la Ville de Paris, pas vue plus loin que son affiche au coin de la rue de Tolbiac qui promet « des artistes ayant produit au bord de la mort »… Ggggrrrrrrrrrrr, a commenté une apprentie Wwwartiste qui décida un matin qu’elle vivrait mieux pour ne jamais oh surtout jamais « survivre », ce définitif trop souvent prononcé par quelques bien-portants, et aussi grâce à d’autres qu’elle vit et voit faire de même et bien mieux encore.

La plume cinéma Lysa réfléchit pour signaler qu’en terme de réflexion sur la mort, Irène, d’Alain Cavalier, sorti la semaine dernière, mérite son visionnage méditatif. Ah, elle n’est encore revenue de la projo. Bon, le BAT doit partir, on corrigera si elle n’est pas d’accord.

Lysa, ni tout-à-fait une autre ni tout-à-fait la même, a également repéré la traduction des Nouvelles de J-G Ballard chez Tristram, tout juste parues au grand bonheur de bien plus que les mauvais Anglicistes, car la langue en est parfois difficile. OK, peut-être pas pour un tombeur de claviers.

***

250px-Francisco_de_Zurbarán_031

Francisco de Zurbarán Sainte Agathe - 1630

Le Baiser de la fin
« Nous sommes infinis. Donc soyons infinis, éternellement. »

Jacques D. comme Dear.


Remerciements particuliers pour cette édition: November.

Crédits phonographiques: Belle and Sebastian, Electronic Renaissance.

%d blogueurs aiment cette page :