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Articles Tagués ‘Edouard Levé’

11
Oct

Un Printemps Indien à Toulouse

CultEnews’ Special of the day!

La Correspondante, « artiste jusque dans ses déplacements », un compliment dont elle remercie encore l’auteur, a décidé cette fois-ci de se lever à l’aube un samedi, direction Toulouse et son Printemps, et espère que le regard d’un 14 février 2009 qui l’inspira à oser ainsi voyager vers les arts se souvient. Il y en eut d’autres, il y en a, et il y en aura d’autres, et bien sûr le plus marquant est toujours le manquant, etc… Et le conte continue.

Emma rentrera, peut-être, dans la nuit de dimanche à lundi, si d’aventure elle n’improvise pas une escale buissonière, et pourquoi pas à Bordeaux et son Evento, et aussi l’ami J-M.A. Car la CultEnews, ce n’est pas du journalisme, et ce n’est pas davantage un blog. C’est un projet peut-être artistique de chronique amoureuse des années 2010 et plus si affinités, écrit par une identité virtuelle, qui fut, ailleurs, une carte de presse sous un autre pseudonyme, avant que la vie ne lui rappelle fermement qu’il fallait rester tendre.

La météo toulousaine fit mentir le printemps, mais pas l’Inde, puisque le samedi se célébra  sous la mousson… Sous l’averse, nous chantons, et les fleurs renaissent, alors…

Rencontre au musée

L'art sans le lard - Musée des Abattoirs. Photo: E.R.

L'art sans le lard - Musée des Abattoirs. Photo: E.R.


Un reportage pour l’art, ce n’est pas plus facile qu’un reportage tout court. Il fallut trouver un hôtel, par chance il est formidable et bien situé, puis filer sur le champ au Musée des Augustins, où sans aucunement avoir réservé mais grand sourire à la portière, votre aimable Emma entra sans encombre. Elle venait pour une rencontre encore plus qu’une conférence, mais là, il s’agissait presque de retrouvailles. Madame Catherine Robbe-Grillet, plus toute jeune et d’autant plus belle, indigne altesse, entourée du commissaire associé Jean-Max Colard (a-t-il écrit sa fiche Wiki lui-même;-? On en connaît d’autres!) et des artistes Prinz Gholam et Ulla Van Brandenburg, discutait de la performance qu’elle allait présenter le soir-même pour La nuit des tableaux vivants, une des soirées phare de la neuvième édition du Printemps de septembre. Emma l’éternelle partiale et partielle ne niera pas qu’elle aime Jeanne, à la limite du baise-main. Emma aima écouter Jeanne, comme en 2004 à Beaubourg, mentir ses mises en scène et faire pétiller les sur-entendus, fermement chuchotés pour plier son audience. Culte, tout ça, encore plus que CultEnews.

Mais Catherine, et même Jeanne, stars toujours et sous tous les noms, ne furent pas pour autant les seules intervenantes de la rencontre. Et la pigiste Art Contemp’ mid-Nineties, adora aussi entendre le commissaire éclairer les conditions de reconstitution d’un détail du Vivarium d’Edouard Levé. Car comment rend-on hommage à un artiste, écrivain, décédé jeune de surcroît, sans le trahir? Il y a bien sûr la question des ayant-droits, mais peut-être bien davantage celle d’une lecture de notes, manuscrits, poussières qui font oeuvre… sans même songer aux kilo octets impalpables qui feront les oeuvre de demain. Emma se souvient des discussions qui suivirent le décès de Philippe Thomas – et se demande si aujourd’hui, quelqu’un, quelqu’une pourrait représenter sa conférence à Beaubourg (Oups, là, Emma était trop jeune, et doit vérifier dans la semaine s’il s’agit bien de la « Présentation d’un manuscrit trouvé », 1981 dans ce cas, Mea Maxima CulTenews pour le suspense). Serait-ce, alors, une nouvelle production, et ironie, sur la réécriture de l’histoire de l’art ?

Nuit aux Augustins

 

Photo: Emma Reel

Photo: E. R.

 

C’était prévisible: un musée ouvert de nuit fait le plein, et là, le plein fut exactement de 3700 visiteurs, source sure et félicitée. Les Augustins, pourtant, ne semblaient pas déborder, mais il était impossible d’assister à tous les tableaux mis en lumière. La Reel consciente des contraintes du réel n’en fut pas malheureuse pour autant, car le musée est magnifique de son cloître aux petites maquettes-statuettes de Corot présentées l’air de rien, dans le genre « Delacroix meets l’art roman » et projet d’action éducatif . La reporter jamais en retard médita entre autres devant la vidéo de Lorena Zilleruelo présentée dans la Cathédrale (Elégie et Elan, 2009), puis se laissa happer par la mise en son de Sylvie Fleury dans le département d’épigraphie médiévale, et enfin surprendre par le torero mort de Pierre Joseph, c’est fait pour, c’était drôle.

Certes, la performance de Catherine Robbe-Grillet entourée de quatre actrices était délicate à apprécier passé le second rang d’une salle à la jauge pourtant limitée à 30 personnes. Les visiteurs attentifs purent tout de même, éventuellement, découvrir que le sucre ne servait pas qu’à aromatiser un café, à moins qu’ils n’y attachent les guillements d’une métaphore à la cardamone. La correspondante est restée cependant assez sceptique quant à la présence d’une burqa dans une performance par ailleurs amusante, pas tant qu’elle soit choquée, plutôt que c’est un peu attendu pour « choquer »… mais c’est vrai que longtemps elle n’eut pas froid aux yeux. Elle n’a pas été persuadée que toute expérience est transmissible à un public bruyant, pas préparé et peu aimable finalement (spéciale dédicace au voisin qui fit disjoncter l’Aïe-Phone, tomber son trousseau de clefs et Tutti Quanti). Comme disait la Maîtresse: « C’est public, donc c’est convenable. »… et peut-être convenu, hélas, quand le silence n’est pas suffisant.  Thèse CultEnews à venir: « De la difficulté d’un partage de pratiques qui ne se jouent qu’en privé ».


 

Edouard Levé - Reconstitution - Octobre 2009 - Vivarium, détail. Photo: E.R.

Edouard Levé/ReconstitutionOctobre 2009 - Vivarium, détail. Photo: E.R.

Magnifique expérience en revanche que de longs instants passés à contempler le dîner bourgeois reconstitué à partir du travail d’Edouard Levé dans une vitrine du musée qui donne sur la rue de Metz. Il fallait venir et y revenir, observer comment conventions, ivresses, emportements, abandons, colères, alternaient, dérivaient, et comment les passants y réagissaient, de la curiosité à la jalousie. Rapport à l’argent, au pouvoir, à leur représentation, à l’acceptation du voyeurisme… les commentaires fusaient, touchants, parfois, agressifs aussi. Et dans « l’horreur », la quête de « stars », qui « ne se gênaient pas » à boire du champagne, affleurait en creux toute la subversion de la mise en vitrine… si belle réponse à la place du Capitole prise en otage sous la mitraille de la Journée de la sécurité intérieure  tout au long du samedi, dans une ville que la Renvoyée spéciale a perçue comme hostile à l’excentricité. Un très joli travail de mémoire qui n’a pas sombré dans la commémoration, et fait écho au French Courvoisier de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer. La CultEnews n’a pas connu Edouard, et le regrette, là, franchement.

Un dimanche aux Abattoirs

 

Dan Flavin - Untitled (To Harold Joachim) - 1977. Photo: E.R.

Dan Flavin - Untitled (To Harold Joachim) - 1977. Photo: E.R.

C’est sans doute très conventionnel d’adorer le travail de Christian Bernard, directeur du MAMCO, commissaire des deux dernières éditions du Printemps, mais rassurant, aussi, d’arriver aux Abattoirs, et d’être soufflée dès la deuxième salle, où un improbable jeu renvoie d’un tableau de Franz Gertsch digne de Présumés innocents (merci à vous d’aller signer le Manifeste des Présumés Coupables) au Blind Man de Gabriele di Matteo. Entre la nymphe, six ans maxi, et le vieillard, nous voilà, les yeux perdus dans les miroirs, le questionnement et le jugement des ombres du désir. Plus loin, di Matteo, encore et on adore, jouait avec Collin-Thiébaut, subitement remonté dans notre estime par une juste mise en valeur… Ou comment, par des choix d’accrochages subtils, dyschroniques et athématiques, le Commissaire d’exposition réussit à nous entraîner dans le roman, le nôtre, sans rien trahir de l’Histoire de l’art, le petit h se trouvant au juste milieu de nos libres interprétations. C’était extraordinairement émouvant, que ce jeu des « Sept pièces faciles », hautement risqué, évidemment. La CultEnews, très bon public qui en a vu d’autres, a ressenti tant de possibles, et s’est aussi tellement marrée du Buster Keaton projeté dans un tunnel de Oups, elle ne sait plus mais c’était bien… qu’elle n’est pas allée plus loin dans les visites d’autres expositions dans la ville, et à peine dans les autres étages du musée, qui l’ont moins séduite. Mais vous irez, n’est-ce pas, et vous lui raconterez… ça dure jusqu’à la fin de la semaine prochaine.

Le baiser de la fin

« Mon cerveau est plus grand que le monde. »

Attribué à Emily Dickinson, choisi en exergue du Printemps de septembre, visible en façade sur la place du Capitole…

 


Vue de l'exposition "Sept pièces faciles" - au premier plan, Franz Gertsch, Hanna Lore, 1970. Au fond: Gabriele di Matteo, The Blind Man, 1997. Photo: E.R.

 

 

Vue de l’exposition « Sept pièces faciles »
Au premier plan, Franz Gertsch, Hanna Lore, 1970.
Au fond: Gabriele di Matteo, The Blind Man, 1997. Photo: E.R.
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6
Oct

Octobre! La fête de vos soirées!

Le Off


Votre correspondante Emma qui rit qui pleure aura rédigé cette CultEnews entre la terrasse de la Cinémathèque les beaux jours, la BNF l’air d’un rien dans ses yeux maquillés par tant de beauté, quelques cafés presque berlinois, il y en a, et nombre de nuits blanches à l’eau minérale… La So Reel, qui ne simule jamais, danse la splendeur d’une rentrée comme elle n’en rêva même plus, sauf peut-être en Sixième… D’un coup d’ailes et quelques lettres de l’alphabet, la revoilà pour vous distraire avec une nouvelle édition. Comment ça, Emma est ivre  ? Mais non, elle est plus livre que jamais… Please feel free to enjoy and share, elle aime tellement ça, vous faire plaisir.

Les jolies contes-offerts de nos veilles


Un film de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer - 2009

French Courvoisier -Un film de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer - 2009 - Avec l'autorisation des auteurs

Boire, c’est la santé

C’est pudique, ça frappe fort, c’est CultEnews. French Courvoisier, le court-métrage de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer, a impressionné la pigiste cinéma d’un jour, pas seulement parce que c’était joli de retrouver quelques abonnés, présents et souriants à la projection très réussie.  Emma avouera qu’elle supporte assez mal les « scènes de dîner » classiques du cinéma français, il est vrai qu’elle s’est dispensée depuis longtemps des « scènes au dîner » puisqu’elle mange seule, ou ne mange pas. Par un tour plus fort qu’un Armagnac hors d’âge, French Courvoisier, avec l’accent s’il-vous-plait, tord le cou au cliché de l’exercice de style et dissèque la frontière toujours délicate entre intime et alter, sans tomber dans les affres des autofictions et les écueils des confessions. Le film, pour le moment, n’est pas diffusé au grand public, et même si votre camériste myope, maniaque de la prise de note, en a relevé la dernière réplique si cinglante et si juste, elle ne gâchera rien de la surprise lucide, et dira simplement que c’est important de bien nettoyer ses lunettes, mais point trop non plus car ensuite la buée perle aux cils des autres. C’est cette buée que le film a saisi à l’instant de rendre larme.

***

Heiner Goebbels - I Went to the House but I did not enter - Mario del Curto

Heiner Goebbels - I Went to the House but I did not enter - Photo: Mario del Curto

Dans la maison d’Heiner

Les Doctorantes l’attendaient avec une très grande impatience, et avaient bien raison. I went to the house but I did not enter, d’Heiner Goebbels, n’a pourtant vraiment pas fait l’unanimité du public – assez odieux, on aurait cru que la grippe A avait frappé les bronches, et encore moins de la critique qui en assaisonna méchamment un déjeuner, pas de nom, la pigiste n’est pas intime. Mettre en scène la chanson de la littérature, en des tableaux statiques où la vie s’insufflait par d’infimes déplacements, était certes un pari très risqué, mais deux Belles sensibles s’y sont laissées bercer sans un instant sombrer dans l’ennui. Oui, certes, l’ânonnement de T.S Elliott ou de Beckett tenait du murmure des Laudes, mais nos jarretelles adorent le détournement des transsubstantiations. La Réd’Chef, qui reconnaîtra parfois des émois indignes d’amour, y a bu très exactement ce qu’elle désire du bord des scènes, ce miracle de la consolation qui surgit dans la suspension apparente de l’action et du sens. C’est si rare, si sensuel, que ce calme.

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Le Si de la jalousie

« Wir, arme Leut… »

C’est si précieux, pour les snobs désargentées, d’aller à l’Opéra, qu’elles se donnent tout le mal possible pour rencontrer des exigences à la hauteur de leur fantasme, ça arrive. Par la grâce d’une rentrée qui se déroulait ailleurs, et de conseils amicaux très éclairés,votre correspondante réserva à la dernière minute et d’un énième découvert une place au poulailler. Mais la CultEnews, c’est un conte en mode majeur, alors la mélomane du sentiment se retrouva placée au parterre et en bonne compagnie. Au-delà de l’anecdote plaisante, le spectacle fut magnifique et les voix humides portèrent jusqu’aux fonds des rétines. La jalousie, c’est toujours une erreur, n’est-ce pas, et quand Christoph Marthaler l’illustre, c’est un décor entier qui devient le poison, un pas-de-deux qui étreint le meurtre, tandis que les hurlements de corps de garde teignent les chemises de brun. Cruel, dit-elle, violent, soupire-t-elle, que cet avortement des illusions, oui, ta mère est morte, et toi aussi, tu sais. C’est pourtant exactement ça, l’art lyrique au sommet qui nous sied… Alors, c’est promis, nous offrirons un baiser sur la pelouse, à l’heure de l’entracte et des paniers pique-nique, à qui nous parrainera pour voyager à Glyndebourne d’où nous vous écririons bien un conte halluciné.

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Avec deux L comme libre livre.

Avec deux L comme libre livre / Photo: Emma Reel.

El Oro de Malcolm

Longtemps, presque cinq mois exactement, la SR en grève de zèle a écrit Malcolm avec un seul L, en oubliant qu’il en fallait deux pour voler. Quelques coups de règle sur le clavier plus tard, 2009 est encore, pour quelques mois qui se résumeront vite en semaines l’année du centenaire de la naissance du grand Lowry… il n’est donc pas trop tard pour une amende honorable… l’oubli, jamais, a chuchoté la Muse apprentie auteure à à la ponctuation qui la dressa. Il y eut deux colloques, l’un à Fontevraud en mode mondain, l’autre à Vancouver en mode universitaire. Une biche recalée en licence a beaucoup appris, à cette occasion, auprès d’un grand américaniste lillois et le remercie d’un sourire, ne serait-ce que pour son étude titrée « Pathologies of Knowledge », qu’elle aimerait beaucoup lire. Lowry, dans le vidéo-projecteur de Guy Cassiers qui dévoile ou masque le Mexique et son Consul, est peut-être une pathologie de l’aveu, cette caricature d’un savoir partagé par erreur et finalement vomi comme le mot tombé par trop plein d’une mâchoire sous l’effet de l’alcool. Sous le Volcan, descente en enfer pour une paix qui jamais jamais ne se trouve…

…Bien Borracha, Emma.

A nous les contremarques

Orhan Pamuk, Lecture, Odéon, le 5 octobre.

Il faut bien avouer que la Renvoyée spéciale de tous les passe-droits cite cette soirée pour frimer. Car oui et sans comprendre pourquoi, elle y fut invitée, par Gallimard, s’il-vous-plaît, ce qui laisse un espoir pour décrocher un entretien avec Monsieur K. A priori la guest list n’est pas venue de Laclavetine, bien descendu époque Triste Tristan, pas lu plus tard, alors qu’il a pourtant de bons goûts musicaux. Ne gâchons pas notre joie, contrairement à quelques malheurs de la gratuité, le moment fut exquis, même si la littérature de Pamuk n’est pas tout-à-fait celle qui nous fera le plus frémir… quant à Fanny Ardant, on commentera d’une sobre indulgence que sa voix magnifique compense le port d’un crucifix assez voyant qui nous interrogea beaucoup. L’anormalienne excentrique a encore plus adoré le débat qui suivit, et les questions pertinentes, le mot est bien mérité et c’est trop rare, de la Chercheuse, CNRS tout de même, ULB aussi et Dieu sait s’ils sont doués, Madame Sophie Basch (beaucoup de ses conférences sont en ligne si vous suivez le lien). Brillant, efficace, rigoureux, intéressant, vingt-cinq fois « J’aime »…  quand les femmes savent y faire et pas que leurs ongles… c’est so CultEnews.


L’interlude classique de la quinzaine

« Le moyen le plus sûr de cacher aux autres les limites de son savoir
est de ne jamais les dépasser. »

Giacomo Leopardi, Pensées, Editions Allia.

Le Jeune Chanteur - 1640/1650

Georges de la Tour - Le Jeune Chanteur - 1640/1650

Brèves de trottoir

Agenda vite vu

C’est presque trop tard et donc encore temps, La Douleur, de Marguerite Duras, fait parler d’elle au coin de l’oreille par les plus douces bouches, pas très étonnant puisque c’est tout de même une mise en scène Chéreau Adoré et Thierry Thieû-Niang le complice. De jolies jambes, elles essaieront, y joueront les discrètes en fin de semaine. C’est au théâtre de l’Atelier, qu’on aime bien, c’est officiellement complet, on aime moins… mais si vous vous fiez à l’expérience des Kamikazes CultEnews, vous savez de longue date que se déplacer permet souvent de racheter un siège égaré, alors…

Très hautes recommandations, aussi, pour La Commission centrale de l’enfance, mise en scène de David Lescot. Comment ça, ce n’est plus joué? Mea maxima CultEnews, nous ne l’aurons pas vu, mais c’est repris en province.

Aucune excuse, en revanche, pour manquer Des Témoins ordinaires, la nouvelle création de Rachid Ouramdane, à partir du 8 octobre au Théâtre de Gennevilliers, et d’ailleurs la Correspondante y sera. Ah bon, Gennevilliers, c’est loin? Mais non! Promis, pas besoin de prendre l’Eurostar ni son passeport: le passe Zone 2 suffit! C’est aussi un très beau théâtre, tout de même beaucoup plus près qu’Avignon, où les snobs Demoiselles se ruent si goulûment… Merci, au passage, au Philippe So Casse-Tête qui accompagne souvent la pigiste de ses mots doués et lucides, et a rappelé à la CultEnews cette programmation-là. Le beau plan CultEnews qui ne laisse personne en rade: le 27 octobre, une rencontre avec le chorégraphe est organisée au théâtre, c’est gratuit, c’est un atelier!

Et dans la série « Arrrrrggghhhh, j’voulais, j’ai oublié », la clopeuse et jouisseuse Emma est very furieuse de n’avoir pas pensé à réserver bien en avance pour le concert de Brigitte Fontaine au Palace… quoi que nous doutions fort qu’en ces temps de Prohibition la voix de la Dame indigne y suffise à faire oublier l’interdiction de fumer. Avis aux fans: elle est à Lille le 6 novembre, entre autres.

Consolation: le même soir, le trio de Doctorantes pleurera devant le magistral (A)ppolonia de Warlikowski à Chaillot. Faites vite si vous êtes tenté de goûter l’air de la tragédie polonaise, la plupart des dates sont déjà complètes.

La nécro dont on se passerait bien

Nelly L’Archange a choisi de décoller le 24 septembre, après quelques récits, « autofictions » qui connurent un petit succès en France dans les années 2000, et aucun ou presque dans son pays d’origine, le Québec. Nelly, nom de guerre Arcan, était l’auteur de Putain, éditions du Seuil, qu’elle fut un instant. Nous ne l’avons pas lue, nous avons juste très bien aperçue qu’elle est partie sur beaucoup moins de bruit qu’on n’en fit de son travail d’escort. Et nous avons pensé d’une émotion de trop combien souvent, les hommes étaient autorisés à être doués, et les femmes à devenir folles, pas forcément aidées par le marketing de leurs charmes – mais oui, bien sûr nous sommes si belles, nous nous devons d’être belles pour être publiées… C’est faux, bien sûr, mais peut-être pas assez, pourraient dire Mireille H., Camille C., Sarah K. et quelques autres qu’une édile dût trahir pour ne jamais les rejoindre.

Le baiser de la fin

La beauté surgit parfois d’une intention ambigue.


Remerciements particuliers pour cette édition: Philippe K., Philippe C,
Mathieu D., Valérie M., Vincent L.
Cette CultEnews est dédiée à vous faire sourire.

Prochaine édition: 16 octobre or so.

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