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11 mai 2013

L’édition du pont.

par writer

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Swim in the sea
Drive all night
Count the stars
Find true love
Get really drunk. *

*conseil printanier attrapé sur l’inimitable « Vendredi, c’est le bordel », via KMS.

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– Trêve de cimaise –

Beaucoup de monde (vendredi de pont de mai) à la belle expo Political Lines  – Keith Haring (jusqu’au 18 août 2013 au Musée d’art moderne de la ville de Paris) dont le public mêle aussi bien des paires de chaps que de la très nombreuse marmaille, également enchantés de pister les Goupil sur les amphores du New York kid. Car oui, Keith Haring a orné des amphores (en prolégomènes à toute métaphysique future…), et cette expostion est l’occasion de se plonger dans les détails d’un travail moins lisse que la cascade de produits dérivés (des serviettes en papier aux Puma tapageuses, néanmoins voulus par l’artiste avec sa boutique Pop Shop – alias les années 1980 in a nutshell). Le sentiment de déjà-vu s’évapore au contact des œuvres à la craie récupérées par quelques fans dans le métro new-yorkais, moins, hélas, devant la citation de rigueur des œuvres conçues par l’artiste à la fin de sa vie, au début de l’épidémie de sida. À lire, l’excellente recension chez LBV ; qui argumente les différentes facettes politiques du travail de Keith Haring, avec la finesse et toute l’érudition qu’on lui connaît.

A noter: des sculptures plus monumentales sont exposées au 104 (pas encore vues par ici) et, sur le versant numérique, une promenade photographique du New York de Keith est à découvrir chez Flavorwire.

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– Pause-Scriptum –

>>> à découvrir jusqu’au 15 juin à la Manufacture des Abbesses, Le Nazi et le barbier, d’après le roman éponyme d’Edgar Hilsenrath, est un moment détonnant, en particulier pour son texte (également à lire chez Points-Seuil), épopée d’un génocidaire nazi se faisant passer pour un ancien camarade d’école juif pour tenter d’échapper à Nuremberg, jusqu’à rejoindre Israël. Peut-être, tout juste, aurait-on aimé des voix – notamment les voix OFF – un peu plus grinçantes ; mais les 1 heure 20 du spectacle passent vite, portées un seul acteur, David Nathanson, sans jamais tomber dans le Godwin.

>>> la dernière édition l’évoquait, c’est chose donc faite: les premiers exemplaires des rééditions des textes de Guillaume Dustan chez P.O.L sont tombés dans les boîtes aux lettres, et bientôt chez votre libraire préféré. Les « Oeuvres I » comptent Dans ma chambre, Je sors ce soir et Plus fort que moi. Plus d’infos ici.

>>> un lien pour la route ? Ce sera Fotojournalismus, Tumblr dédié à recueillir et partager des reportages des quatre coins du monde. Après tout, Tumblr IS the next big thing depuis au moins 2007.

>>> [la minute Carnet Rose] : bienvenue à Johanne, dernière née d’une grande marraine de la rédac’.

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– Du chiffre et de la lettre –

« Et vraiment, il y a eu des moralistes conséquents qui voulaient que les hommes fussent autres, c’est-à-dire vertueux, ils voulaient les hommes à leur image, à l’image des cagots ; c’est pour cela qu’ils ont nié le monde. »

– Friedrich N., The Rhythm of the night.

Remerciements pour leurs invitations à Morgane B. (Musée d’art moderne de la ville de Paris) et à la Manufacture des Abbesses.
Sur le phonographe: Wandering star.

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