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17 janvier 2012

Hors Piste

par writer

copyright Valérie Mréjen et Bertrand Schéfer - 2011, reproduit avec autorisation.

Le Off

Le Festival Hors Piste (7 janvier-12 février), dédié chaque année à l’exploration des nouvelles formes d’images (films, performances et conférences) a invité le duo réalisateur Valérie Mréjen et Bertrand Schéfer à présenter une série de courts-métrages, dont deux productions inédites réalisées au Japon lors de leur séjour à la Villa Kujoyama – (Exercice de fascination au milieu de la foule et ABCDEFGHIJKLMNOP(Q)RSTUVWXYZ).

Ce sera aussi l’occasion de (re)voir French Courvoisier (qui a été précédemment présenté lors de quelques festivals de courts-métrages) ;  réminiscence hommage à Edouard Levé ; qui avait été chroniqué ici il y a déjà plus de deux ans. Voici une reprise de la chronique de sa Première, à l’automne 2009.

Boire, c’est la santé
(article du 6 octobre 2009) 

Reproduit avec autorisation des auteurs - Droits réservés.

C’est pudique, ça frappe fort, c’est CultEnews. French Courvoisier, le court-métrage de Valérie Mréjen et Bertrand Schefer, a impressionné la pigiste cinéma d’un jour, pas seulement parce que c’était joli de retrouver quelques abonnés, présents et souriants à la projection très réussie.  Emma avouera qu’elle supporte assez mal les “scènes de dîner” classiques du cinéma français, il est vrai qu’elle s’est dispensée depuis longtemps des “scènes au dîner” puisqu’elle mange seule, ou ne mange pas. Par un tour plus fort qu’un Armagnac hors d’âge, French Courvoisier, avec l’accent s’il-vous-plait, tord le cou au cliché de l’exercice de style et dissèque la frontière toujours délicate entre intime et alter, sans tomber dans les affres des autofictions et les écueils des confessions. Le film, pour le moment, n’est pas diffusé au grand public, et même si votre camériste myope, maniaque de la prise de note, en a relevé la dernière réplique si cinglante et si juste, elle ne gâchera rien de la surprise lucide, et dira simplement que c’est important de bien nettoyer ses lunettes, mais point trop non plus car ensuite la buée perle aux cils des autres. C’est cette buée que le film a saisi à l’instant de rendre larme.

Le Festival sera aussi l’occasion d’entendre Jean-Christophe Bailly (prix Décembre 2011), le 8 février (Les Animaux conjuguent les verbes en silence) ; de visionner Viva Paradis, réalisé par Isabelle Tollenaere dans les suites de la Révolution tunisienne, alors que les médias s’étaient tournés vers l’Egypte et la Libye (le 1er février).

***

Brèves d’écritoire

Un telex des années 1930 hacké par les talentueux pirates berlinois - Photo E.R.>>> Le livre à lire en cette rentrée, c’est Une Femme avec personne dedans, de Chloé Delaume (Le Seuil). Pourquoi? Parce que c’est comme ça (#corruption? #connivencedesélites? #scandaaaale!)

>>> Le classique à relire en urgence, c’est, pourquoi pas, L’Oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, de Walter Benjamin, histoire de se préparer à la publication de ses Lettres  en langue française (en avril, voir par ici) – l’exposition qui est consacrée à ses archives berlinoises se tient au Musée d’art et d’histoire du judaïsme jusqu’au 5 février , de prisa! (voir Chronique par le Magazine littéraire ici).

>>> Autre classiques, disponibles gratuitement et dans le respect du droit d’auteur (oui c’est possible!! mais peut-être plus pour longtemps!!), une série de nouvelles de Philip K. Dick sont proposées par Open Culture, >>> ici.

>>> A propos de culture accessible à tous, Ubuweb menace de fermer ses portes si le projet de loi américain extrêmement restritif sur le droit d’auteur, baptisé SOPA, était voté cette semaine. Demain, il y a manifestation virtuelle (Internet Blackout Day).

>>> Si vous souhaitez soutenir l’auteure de ce site, vous pouvez aller voir son site personnel par là ; et acheter son ePub, Ah., publié aux éditions du Seuil. Certes, vous pouvez aussi ne pas, mais vous louperiez une belle chance de soutenir la jeune création pour seulement 7,99 euros. (#smile)

***

Le mot de la fin

Κύσον με καὶ τὴν χεῖρα δὸς τὴν δεξιάν.*

(Diogène, en toute fin de soirée)

*Donne-moi la main et embrasse-moi.

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