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31 août 2009

La rentrée de vos sorties

par writer

Le Off

La CultEnews, fidèle à ses principes d’auto-mécénat, auto-stop et autodérision aura finalement porté ses valises à Dinard plutôt qu’à Venise, oh arrogance impossible pour « plein de raisons ». Et pourquoi Dinard, demandez-vous? Et bien, en toute logique des sens, c’était à Dinard qu’on trouverait Venise. D’un magnifique Chemin des Douaniers à l’exposition d’une petite partie de la Collection Pinault au Palais des Arts, votre dévouée correspondante a dessiné son rêve de la Punta de la Dogana main dans la main avec Tadzia.

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Le Joli Conte Offert cette semaine

« Qui a peur des artistes? » Palais des Arts, Dinard, jusqu’au 13 septembre.

C’est les yeux fermés que la Doctorante pas si myope a décidé de partir – d’un coup de Prems’ et son ordinateur – pour les charmes de la Bretagne et plus particulièrement du Palais des Arts de Dinard. Et pour cause: la commissaire de l’exposition n’est autre que Caroline Bourgeois, une des grandes dames comme l’art contemporain sait en faire éclore. Cette ancienne directrice du Plateau y présenta de très belles expositions (dont L’Argent, l’été dernier, avec Elisabeth Lebovici alias El.L pour les intimes). Elle réussit un enthousiasmant tour de passe-passe au Palais des Arts de Dinard, qui n’a de Palais que le goût, une toute petite superficie, mais vue sur mer, tout de même…

Il fallait vraiment que les œuvres soient extraordinaires pour surgir et survivre dans une station balnéaire en descente de bouquet final, où la réceptionniste de l’hôtel sans charme souhaita « Bon Courage » à l’idée que la Renvoyée soit là pour la Punta ou presque…

Dès l’entrée, le niveau est donné, avec rien moins que La Diagonale de l’extase personnelle, un Dan Flavin célèbre de 1963 : dépouillement tendance tantrisme et ataraxie, oh, votre Emma a adoré, elle s’y connaît… Elle a beaucoup moins apprécié de ne pas pouvoir prendre le moindre recul pour admirer le Concetto Spaziale Attesa de Lucio Fontana (1964). Pourtant, et aussi dans la fraîcheur aquatique du Agnes Martin qui le suivait, se dégageait une jolie émotion à renouer avec l’essence-même de l’art

La Correspondante vous épargnera tout son parcours, oh, elle a très mal vu Martial Raysse parce qu’elle est très injuste, et en revanche, elle s’est beaucoup attardée auprès du Hardi Adel Abdessemed qu’elle ne connaissait pas, trop heureuse de le rencontrer. Beau moment également avec Yang Jiechang, qui est Chinois, et a nourri notre inculture asiatique en nous faisant songer à l’art du tatouage, ah bon c’est plus à l’Est…

Anecdote qui frémit encore: l’ « Interlude » du parcours, avec la pièce « Review It, Look It Over, and Whatever » (Ed Rusha 2004) a beaucoup amusé la fan de spécularité sans narcissisme.

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Le « Plus Produit » CultEnews – City-Guide Dinard!

Il fait toujours beau en Bretagne, et surtout au mois de septembre. Alors, la réd’ chef avait bien pensé à vous offrir une protection griffée CultEnews pour l’Aïe-Phone, mais il est avéré que virtuellement ça ne sert à rien. Voilà plutôt et plus utiles quelques conseils pour week-ends d’amour, adultère et amitié, l’un n’empêchant pas l’autre, en Art de Vivre, toujours, et en solitaire, si on préfère.

Le « Chemin des Douaniers » inspira des peintres mineurs, oh, c’est pas non plus Pont-Aven, et Dinard fut une station balnéaire très en vogue à la Belle Epoque, ce qui lui vaut une allure cossue, pas aussi factice que Deauville car les volets y sont repeints moins souvent et les cabines de bain pas trop décapées au Karscher. C’est très joli, c’est aussi tout près de notre tendre Saint-Lunaire, où Etienne, Oh Oui Da Ho, on l’aime encore les soirs Teenage, finissait ses fêtes…

« C’est le client qui paie, c’est le client qui a raison. »
(en terrasse à Dinard)

La Correspondante signale qu’en toute bonne humeur, elle a rebaptisé « L’Abri des Flots » en un « Affront des Sauces »… La plus grande brasserie de Dinard est chère, les plats mauvais, et l’accueil parfaitement détestable. Une stricte ligne budgétaire ne lui a pas permis de vastes investigations culinaires, elle n’a pas non plus eu l’impression que grand-chose vaille la peine. Solution CultEnews : au marché tu iras flamber les gambas.

Pour les soleils couchants, le Café del Mar du coin est situé Plage de la Fourberie, une crique à proximité de Saint-Enogat. Oui, en saison, il y a une paillote, des bières fraîches, heureusement pas de musique, mais tout de même « des jeunes gens et des jeunes filles s’étreignant simplement sans ange et sans démon voyeur »… Oh Jean Anouilh serait très déçu de constater que ces jeunes gens-là en restent au bon chic bon genre grands préjugés, allons donc leur rendre plus souvent visite pour les dévoyer de nos baisers…

Et d’un nom à un verbe, le drap est vite froissé… le meilleur hôtel de Dinard se trouve à Saint-Briac : La Houle, de charme bien sûr, de passade aussi, comme si bien énoncé sur les plaques de rues qui entourent l’église et vous mèneront d’une Cour d’Enfer à la Venelle du Donjon. Enjoy et dites bonjour à la camériste de la part d’Emma.

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Le classique de la semaine

Ὦ παῖ, γένοιο πατρὸς εὐτυχέστερος.*

Puisque tout le monde s’excite sur la rentrée littéraire, effectuons un pas de côté arrogant en nous réfugiant à la racine même de la littérature, car oh les modes nous séduisent parfois moins que les modaux. Les « amis » d’Emma, oui, elle en a, pas que sur Facebook mais aussi sur Facebook, et tous sans guillemets, se sont demandé si elle avait avalé un Abrégé Grec-Français Bailly de travers… et bien non! Elle le dévore bien droit (et sans les dents), histoire de se refaire une langue l’air de rien. La grammaire, c’est par là ; et les textes (presque tous) sont là, spéciale dédicace à Aristophane qui permet de poker d’une tendre obscénité en ayant l’air de réciter les Evangiles…

*un baiser CultEnews offert aux cinq premiers qui renvoient la référence exacte!

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Par ici les sorties


Gloria Tibi CultEnews, nous avions pronostiqué sans l’avoir lu que l’Hyper Justine de Simon Liberati (chez Flam, Babe) ferait causer (oh, tendance soufre pour ceux qui n’ont jamais sur eux une allumette…). Et bien, oui oui oui, le « cabinet de curiosité morbide chic » est chroniqué en 5 feuillets dans Le Monde des Livres du 28 août, et une mauvaise langue chuchote que peut-être ça ne fera pas plus long feu qu’un triste Tristan. La CultEnews garde ses chèques-livre pour d’autres partouzes, et par exemple…

Le thème tombe à pic, et aussi hélas en cette décennie épuisée par l’âge déraisonnable du sida, la Wishlist s’ouvre cette semaine aux Technologies de l’orgasme de Rachel P. Maines (Payot), sous-titré L’Hystérie, le vibromasseur et la satisfaction sexuelle des femmes. Une lecture indispensable pour savoir comment les femmes, oui elles et nous aussi et vous avec ont subverti le contrôle sur leurs humeurs d’une main droite et de l’hémisphère gauche. C’est universitaire, et très représentatif des Studieuses Studies, enfin, avec les dix ans qu’il aura fallu pour qu’on daigne le traduire (le livre est sorti en 1999 aux Etats-Unis)

Exclu CultEnews! Il semblerait que le canard (ou dauphin ou … ou …) réussisse aussi très bien comme traitement et encouragement de la sublimation s’il est rechargé en USB2.

Pour en savoir plus sur ce que fait votre compagne, épouse ou voisine quand elle ne répond pas au téléphone, et devenir vous aussi accro aux piles rechargeables, rendez-vous auprès du sex-shop, musée, centre de formation et accessoirement site web de Good Vibrations: il se chuchote que la meilleure adresse est celle de Valencia Street, à SF Mission District only, Sweetie, bien sûr.

A nous les contremarques

Deux doctorantes regard de braise iront s’encanailler en Sept Pêchés Capitaux le 14 septembre, mais recherchent DESESPEREMENT des places pour L’Opéra de Quat’Sous au théâtre de la Ville, avis aux corrupteurs… toute nature de paiement envisageable puisque la guichetière n’a pas craqué sous nos charmes… oh oui ah oui on prend aussi pour le mois d’avril, où le Berliner Ensemble nous honorera d’un Richard II qui fait saliver d’avance, et encore le clavier reste chaste.

Les Belles jamais vaincues se consoleront assurément avec Heiner Goebbels vers le 25 septembre, et peut-être oh peut-être avec Ordet au Rond-Point à partir du 16, date à définir, d’autant que Télérama a dé-tes-té lors de la création à Avignon en 2008.

Prévisions météo

Just for a little while
Oh Baby, just to see you smile
Just for a little while

Tendance confirmée pour la présence d’un anticyclone beaux yeux belles jambes on va essayer à l’entrée de la Salle Pleyel, vendredi 4 septembre. Lou and Laurie, we hope to love you even more.


Le Baiser de la Fin

« L’homme ne peut jouir de ce qu’il sait qu’autant qu’il peut le communiquer à quelqu’un. »

(Giacomo Casanova)

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