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29 juillet 2009

CultEnews du 29 juillet – B.onheur N.on F.eint

par writer

Le Off

Votre correspondante cultive son B.onheur N.on F.eint en dégustant du Nietzsche à la cantine, oh, very pétasse, surtout qu’elle branche aussi l’Ipod en cas d’urgence, et se cache derrière les verres fumés le reste du temps, après tout il n’y a pas qu’à Avignon que c’est l’été.

« Notre habitude à nous est de penser en plein air, marchant, sautant, grimpant, de préférence dans les montagnes solitaires ou tout proche de la mer, là même où les chemins se font songeurs. »

merci Friedrich, nous allons donc continuer à danser.

Les Jolis Contes-Offerts cette semaine

Crédit: Bruce Kurt Van Der Elst

Crédit: Bruce Kurt Van Der Elst

OOK – Sidi Larbi Cherkaoui, Theatre Stap et Nienke Reehorst

Les ivresses des Belles ne se passant pas du feu des projecteurs, elles sont allées chercher la lumière au Palais-Royal pour OOK. Merveilleux bien sûr que ce Quartier d’Eté parisien, quoique les colonnes de Buren soient toujours en travaux. La représentation s’est déroulée au bord de la pluie, au bord des larmes, peut-être aussi. Ook, à la limite du cliché, s’ouvrait sur Dalida malade, très risqué – les acteurs sont tous handicapés mentaux – mais toute la subtilité a éclos en quelques minutes, quand la version des yeux mauvais jour s’est décalée d’un remix en syncope, c’est le cas de le dire, Serge Lama déraillant littéralement en alternance avec la Reine des folles.

Le tube torturé d’un millième de degré augurait bien de la suite, beaucoup moins Pippo qu’on aurait pu le craindre, pas trop de flamand non plus… ça tombe bien la Correspondante wallonne n’avait pas eu le temps de débarquer pour la traduction, fut tout de même dans nos coeurs le temps d’un Brel, puis à domicile le temps d’une nuit, le temps aussi d’un reportage consacré à l’art de marier la Veuve Clicquot à un régime végétarien.  En écho, le bon souvenir de la litanie des yeux, dont les « yeux papillon », oh, oui, les Doctorantes savent les faire aussi ceux-là.


Pierre Henry Chez Lui

Dans la série « on l’aura fait avant de mourir », avant qu’il meure, aussi, la Réd’ Chef et une complice ont rendu visite à Pierre Henry  en compagnie de Victor Hugo s’il-vous-plaît, et même de Dieu, restons simples. Le Monde en a fait un très bel article, « La Force n’a pas d’âge », dans son édition du 22 juillet. « Bonheur assuré », ainsi qu’il était promis, à découvrir une charmante maison dans le quartier de Bel-Air. Au-delà du décor, la Rédac’Chef a presque dormi, il faut dire qu’elle fait des heures sup en mode azerty. La Responsable des Partenariats a été plus attentive, mais ni l’une ni l’autre des Biches en talons flambant neufs, merci les soldes, pas de note de frais, ne furent très bouleversées, sinon de l’impression d’un concert très privilégié. Citation volée pour l’occasion (Au Monde, à Victor…) :

« Car le jeune homme est beau mais le vieillard est grand »

…ah oui, les Doctorantes « aiment ça », elles ont toujours préféré le poivre au sucre.

Ubu Roi @ Comédie Française

Beaucoup de regrets de la part de la Correspondante à avoir raté la dernière d’Ubu Roi pour cause de maladie, elle se remet pas tout-à-fait d’allier les 37 heures 50 nécessaires à entretenir l’essentiel soient 50 heures hors reportages, et parfois la tension baisse. Heureusement, la fée Emily a assuré les commentaires en direct en en privé : « De très haut-vol. Sourire aux lèvres qui va durer un peu.» Il dure encore, chut.

Horoscope de la rentrée – Littérature sans les ratures (?)

Ouf: il n’y a que 659 romans à paraître en septembre 2009, contre 676 en 2008, les critiques sont donc saufs, suivant calculs CultEnews rigoureux, d’environ 3 petites heures de lecture (10 minutes en moyenne par ouvrage pour tenir le rythme infernal de la salle de rédac’ avant deadline du 24 août).


La CultEnews souhaite bonne chance à ceux qui affirment tout lire, mais comment font-ils… On a une petite idée, c’était d’ailleurs très bien raconté dans le Magazine littéraire de juin, si mémoire pas trop courte, entre autres par Umberto Eco (référence exacte non disponible pour cause de café renversé).

Après conf’ de rédac (hors loi Evin), les Doctorantes ont voté à l’unanimité (une  votante, 1 procuration et 1 abstention pour cause de rédaction de thèse) qu’elles ne liraient que les 100 meilleurs, sur trois mois, suivant des critères stricts alliant mauvaise foi, copinage, auto-mécénat, bon vouloir des services de presse (il en reste), lecture attentive de Livres Hebdo (en cours, mais aucune Doctorante n’a de plan avec son directeur, it’s so passé, Babe), et aussi de la Quinzaine littéraire (ça alourdit pas trop les notes de frais). Bon d’accord, comme d’hab nous allons faire confiance au Matricule des Anges alias MDA à ne pas confondre avec le MDMA, hein, j’vois des cancres qui sourient (Pour les faaaans, dossier Waaaaajdi dans le numéro d’été, au passage).


(Blague de doctorante : « Tu sais pourquoi les femmes ne trouvent rien dans leur sac ?

– Parce qu’elles y mettent trop de livres. »).
(inspiré d’un commentaire macho à la machine à café)


Sur la wishlist

Meeting Masséra (ah oui on veut !)

Pas la peine de faire le trottoir à Saint G des Prés, le méga-buzzzzzz à prévoir en septembre-octobre, enfin, pour la sphère qui nous intéresse, c’est la sortie du nouveau Jean-Charles Masséra, We Are l’Europe, chez Verticales… La teuf, c’est pas rue des Saints-Pères, c’est le 14 septembre à 9h30 au Point Ephémère (rentrée Verticales) puis et surtout du 26 au 31 octobre avec Meeting Masséra, des textes de Jean-Charles mis en scène par Jean-Pierre Vincent (dans le cadre du Festival d’automne) Dress-code: faussement décontractée, cernes de trois jours « j’écris trop », pourpre à lèvres au cordeau.

August Strindberg_photographic_selfportrait_2

August Strindberg - Autoportrait vers 1892-93


Correspondances, Tome 1, August Strindberg

…ça va taper en Unes (prédiction de doctorante)

Oh, merci Zulma pour cette publication (en octobre, pourra-t-on patienter jusque là?). Là, on a vraiment pas besoin d’Assouline (qui nous goooonnnfle très très très sérieusement, catégorie Vieux con macho) pour savoir qu’on va le lire, allez, même pas de Joseph Macé-Scaron, qu’on aime mieux… et même plus des profs si sympas qui nous ont tout appris… On sait qu’on va aimer son éloge de la correspondance, forcément, dit Emma oui la vôtre…


« Tu sais écrire des lettres, n’est-ce pas ? Un livre bon et vrai n’est autre chose qu’une lettre.  » A.S.

Autres prédictions : vaguelette ou plus pour L’Hyper-Justine de Simon Liberati chez Flam’… ce sera la concession Tête de gondole CultEnews, ah, sex n’ dark, ça fera vendre, on va essayer (le livre…), on n’est pas convaincue, et sinon on va aussi tenter l’Autoportrait bleu de Noémi Lefebvre qui a un CV très intéressant (Verticales), même si les snobs sont parfois déçues par l’écurie Pagès (dont on attend qu’il publie Joanny et son Bijou si bien nommé)


Bientôt août! Tiré à part spécial Amour!


Ah ben oui, la correspondante fut « aussi » réd’chef à Max… elle y faisait les « Spécial Sexe » (ah, c’était pas tous les mois…), mais elle « aimait pas que  ça », et aussi les heures sup avec le DA.  C’est dire si elle est compétente pour le hors-série 15 août… différent, forcément… faites vos jeux.


Au rayon « Tarifé… »


Femmes publiques: Les Féminismes à l’épreuve de la prostitution

Anne Souyris et Catherine Deschamps

Editions Amsterdam

Anne Souyris et Catherine Deschamps montrent et démontent comme un certain « féminisme » (guillemets à votre appétit) a abandonné la défense des droits des prostituées, je garde le e, le féminin l’emportant si souvent dans ces cas-là.  C’est très argumenté côté juridique, très théorique aussi, ne vous attendez pas à de la philosophie, c’est des sciences sociales, très exactement, et un peu ennuyeux pour les activistes du trottoir, aussi.

L’envoyée spéciale pas bégueule et sans cornette avait fait une manif avec les fondatrices du STRASS, soit le syndicat des travailleurs sexuels, trouble dans le genre revendiqué, même quand on est un homme prostitué, s’habiller en femme fait vendre… ça se passe comme ça.

Et à propos de passe, la Reine, qui en écrivit aussi les textes les plus beaux, c’était Grisélidis, mais ça, vous le savez forcément. Son archange pas maquereau, éternel correspondant, c’était Jean-Luc Hennig.

L’une et l’autre sont réunis du 5 au 11 août, le temps de quelque lectures, projections et débats, pas d’option sur l’apocope du d car Grisélidis est morte en 2005, Jean-Luc Hennig sera là, et on irait bien lui faire la bise même si ses textes ne vieillissent pas que bien… En plus, c’est sur la route des vacances, entre Avignon et Vaison-la-Romaine, si le programme(partiel) est exact.


« Et le respect s’étendra devant nous

comme un tapis de velours

sur lequel nous marcherons

pieds nus

sans nous blesser. »

G.R.

Eun Hee Kyung - DR Zulma

Eun Hee Kyung - DR Zulma


Au Rayon « pour la vie »…

Est-on midinette,  ou juste lucide, de s’écrouler à la lecture de Ma Femme évanescente, une des nouvelles qui compose « Les Boîtes de ma femme », d’Eun Hee-Kyung ? Deux Doctorantes en émoi, souvenir d’un mariage dissous et d’une promesse que d’autres ne se signeront jamais…  car oui, parfois, quand le Bovarysme ne suffit plus, attaquons-nous aux métalepses. Plus sérieusement, et même si toutes les nouvelles ne sont pas bonnes – et même, pour Les Beaux Amants, ratée, oui, autant que toutes les unions assassinées au fil des pages, le livre est réussi, prévoir des Kleenex pour les âmes sensibles.


« Chaque jour la mort se présente comme un corps solide, creusé et façonné  dans lequel se forment des glaçons. »

E H-Y


Au rayon « Feu sous la Glace »

La Clef

Junichîro Tanizaki

Folio

L’inculture de la correspondante l’autorisant à mélanger Corée et Japon, elle a pensé à Tanizaki à la lecture d’Eun. Ce digne représentant de l’Enfer des bibliothèques parentales, si digne qu’il n’y figurait même pas, a utilisé la figure du double journal intime pour la so hot so cruel Confession impudique (désormais traduite sous le titre La Clef, on adore la note de l’éditeur :« un roman audacieux sur un sujet délicat… « ), rattrapage obligatoire sur la plage, ça peut aider à démarrer des conversations… ou vite les clôre.


« Noli Me Tangere »


ah, c’est pas en japonais, c’est pas de Tanizaki,
mais ça m’est tombé sous les yeux…


Le Baiser de la Fin

« Car nos aubes manucurent chaque jour
leurs doigts de rose. »

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